mercredi 9 mai 2012

64 Les quatre visages du besoin de punition et leurs interactivités 1


Quand j’étais encore célibataire…

…je me suis mise à observer attentivement mon besoin de punition qui se manifestait sous une formule très simple :

Je mériterais une bonne déculottée !

J’ai pu ainsi constater qu’il surgissait dans quatre cas de figure majeurs que je présenterai ici avec leur discussions.

1 Besoin de punition car je trouve que je ne corresponds pas à mon idéal de personnalité.

Ah les conflits internes en apparence bien conscients. Tout un poème !

Ne voyons pas dans la situation de base une ambition démesurée ou un sens de perfection impossible à satisfaire. Restons simple. Et on ne rigole pas. Dans mes rêves inavoués j’étais une douce Maman au foyer, joli foyer très coquet qui élève plusieurs enfants, tandis que le mari s’occupe des affaires. Partage des rôles on ne peut plus traditionnel avec tous les clichés possibles de la ménagère qui repasse les chemises de son homme, lui mijote des petits plats, qui se fait jolie pour lui plaire…

Des mauvaises langues auraient pu dire que cela tanguait dans la direction d’une femme de Stepford ! Mais oui et de plus de mon propre gré sans propagande machiste. C’est surtout la pression sociale exercé par les autres femmes à ce niveau qui est terrible. Se consacrer aux valeurs familiales de nos jours demande beaucoup de courage et combativité…

Alors étant jeune et conformiste, dans la réalité sur un plan professionnel, en bonne féministe, je comptais bien me faire une place dans le « monde des hommes » pour donner une forme concrète à la grande idée de l’égalité sociale des sexes. Ce ne sont pas mes aspirations d’égalité sociale qui me posaient problème (et puis quoi encore !), mais le fait que pour oublier mes « vraies vocations » je suis devenue une mercenaire de l’esprit sans limites, trop dévouée à mon travail, ne comptant ni les heures, ni les efforts, ni les dégâts…

Etant faite pour le monde du travail tel qu’il se présente, mon cœur n’y était pas. Et je ne saurais dire combien de fois je suis rentrée chez moi, très tard dans la soirée, après des interminables heures de travail en rêvant de trouver à la maison un compagnon, le martinet à l’appui sur la table pour me rappeler de manière forte qu’on ne surestime pas son gagne pain au détriment de sa  vie privée et de sa santé.

C’est la constellation de départ propice pour des fantasmes ultérieurs en couple de sorte :

Correction pour retard en rentrant à la maison !

Deux conclusions :

-A mes yeux le soi-disant « terrible compagnon masculin » dont on parle souvent et qui impose une discipline domestique sans faille n’est parfois que le signe extérieur pour satisfaire un véritable besoin de punition de la part de la dame. Alors avant de critiquer la DD chez un couple mieux vaut se dire que chaque cuisine est unique….

-Le besoin de punition se crée par une révolte interne contre son idéal de personnalité.

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