vendredi 5 juillet 2013

365 Liens de discipline domestique (69 ème édition)


Une vraie fessée peut faire très mal !



Ah la cravache, tout un poème. Maniée sans excès, l'aventure cuisante peut se révéler fort agréable. Comme une sorte d'intense massage quand on choisit un embout plat pour éviter toute forme de blessure. Déjà ce qui frappe l’œil , c'est l’élégance de l'instrument. Même sans tomber dans les marques nobles. Puis il y a un très joli bruit à l'impacte et en espaçant les claques il peut y avoir sensation d'un échauffement global. Bref même concernant le vocabulaire associé, la cravache semble être un instrument de choix.

Il y a très longtemps, lors de leurs vacances, des amies à moi profitèrent du calme matinal pour faire du cheval. Une joyeuse bande de filles qui montèrent en selle toutes nues. Ce n’est pas une mince affaire. Moins pour tomber dans le champ de vision d’éventuels curieux. Non, mais cela peut provoquer facilement des irritations dans l’entrejambe, si fragile chez les filles et en plus une grande brûlure dans le fessier. En écoutant cet exploit, je me suis aussitôt souvenue d’un livre d’Anaïs Nin, Venus Erotica, dans lequel se trouve une belle histoire qui a aussi pour objet une balade à cheval entre filles. Passage qui a enflammé mes rêveries en début d'adolescente. Juste avant mes premiers rencontres avec les garçons. Je m'étais toujours posée la question, si les brûlures dont se plaint l’une des filles de l'histoire n’étaient qu’un prétexte pour d’autres activités récréatives ou une pure invention narrative. Visiblement l’expérience de mes copines donne raison à l’écrivaine. Le petit extrait littéraire donc je fais allusion rentre bien dans le cadre de mon blog. Il contient des jolis passages sur les effets de la cravache. Voici un pour donner une petite idée.

Elle s'assit sur la mousse fraîche, installa Leila sur ses genoux, déboutonna son pantalon, et commença à la fouetter, d'abord doucement, puis plus fort, jusqu'à ce que Leila se contracte et se dilate à chaque coup de cravache. Ses fesses étaient maintenant rouges, brûlantes. Elle dit : "Déshabillons-nous et montons ensemble à cheval." Elles ôtèrent leurs vêtements et toutes deux montèrent sur le même cheval. (©Anaïs Nin : Venus Erotica)



Comme cette dame je peux passer beaucoup de temps avec … moi-même. Et contrairement à ce qu'imaginent certaines mauvaises langues ce n'est pas du tout pour me tripoter en solitaire, mais pour m'extasier devant mon reflet dans le miroir. Essayer et réessayer des différentes tenues, trouver le petit truc qui me ravit et qui à coup sur va déclencher un effet foudroyant sur mon chéri. Cette activité est tellement prenante que j'ai tendance à oublier le temps qui passe. Et là, bien que je m'estime entre autres aussi au service du plaisir de mon homme, il ne plaisante pas quand j'ai du retard pour un truc vraiment important et prévu à telle heure. Alors il n'hésite pas, le martinet en main de surgir derrière moi pour me pencher sous son bras et m'appliquer une correction. Le fait de me trouver en belle lingerie le stimule encore plus et comme il n'hésite pas à dire, ado, il a toujours rêvé d'apprendre la ponctualité à une de ces dames qui semblent abonnées au retards systématiques. Puis il ajoute que le rouge de mes fesses va si bien avec le noir de ma lingerie. J'ai beau à lui dire que ce n'est pas à moi de payer pour ses frustration et copines de mauvaise fois de son adolescence, mais rien n'y fait. Et rien ne l’arrête dans sa mission de m'inculquer les bonnes manières. Voila ce que j'aime avec lui, il ne perds pas le nord.


Un post de moins par semaine. Ma fille n'est plus à l'école pendant deux mois, alors il faut que j’aménage autrement mes journées.
Puis envie aussi de me tourner vers des textes plus complexes, mieux construits. Car étudier du matériel documentaire prend souvent beaucoup de temps. Enfin envie aussi d'écrire un peu plus de littéraire, des petits récits et anecdotes. Je garderais mes rubriques du vendredi et du dimanche. Pour le reste ce sera la surprise selon mes inspirations.

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end !
















jeudi 4 juillet 2013

364 Le fétichisme ou l'art de rassurer un monsieur


Une belle définition du fétichisme !

« C'est une stratégie inconsciente qui consiste à annuler un sentiment d'angoisse sexuelle en transformant des objets non -érotiques en objets érotiques. Je m'explique : quand un homme est éduqué dans l'idée que la vulve est un objet de péché et qu'il est interdit de la regarder ou même d'y penser, cet homme ne pourra pas b*nder en présence d'une vulve. Mais s'il substitue mentalement l'image d'une culotte à celle d'une vulve, il parvient à surmonter l'interdit. La culotte n'est pas un tabou. Il b*nde dessus, à défaut de b*nder sur ce que la culotte cache...  »

C'est monsieur Mac-Miche qui m'a indiqué ce brillant texte . J'ai fait alors quelques recherches sur le net et je suis tombée sur Dian Hanson, ancienne éditrice de la revue « Leg show magazine ». Dont une personne sans le moindre doute hautement qualifiée pour parler du fétichisme. Le petit texte est extrait d'un interview avec elle qui peut être consulté en intégralité ici.

Contrairement à moi cette dame appelle un chat un chat. N'en déduisons pas que je n'ose pas me servir d'un vocabulaire explicite. Ayant grandi dans un contexte bien intellectuel, j'étais bercée dans ma jeunesse par un discours qui réclame en apparence le droit pour les dames de se servir de la vulgarité verbale de certains hommes. Enfin pour moi il y a plus important en matière d'égalité que copier les mauvais côtés de la gente masculine. En regardant plus attentivement on se rend compte que c'est une manière pour certaines dames de montrer non seulement leur remarquable capacité de réflexion, mais de plus qu'avec elles l'on se trouve en face d'une dame... libérée. Ce dernier mot me fait fuir. L'égalité sociale entre hommes et femmes me paraît impératif, mais par pitié que l'on n'essaye pas de me libérer. De quoi d'ailleurs ? De mon destin de femme ? Surtout pas. En aucun cas je souhaite changer ma condition et les modalités de ma vie. De mes inhibitions sexuelles ? Sous forme de névrose qui attribue une valeur suprême à l'amour, au couple et aux enfants. Et qui ne souhaite pas m'engager dans une démarche de plaisir pour le plaisir. Car à vrai dire je ne me trouve pas en manque de distraction. Il y a aussi tant d'autres plaisantes choses à faire dans une vie que de s’occuper des fesses de n'importe qui. Me libérer de ma façon de me diriger tout naturellement vers la cuisine pour préparer un gâteau quand mon homme se penche (c'est le cas de le dire) sur l'évacuation de la baignoire, bouchée par mes cheveux et ceux de notre petite. Car en partie c'est de sa faute. Il me préfère avec du très long ! Me libérer de tout ces gentils messieurs que j'ai croisés au fil de ma vie et qui se sont comportés avec moi de manière adorable ?

Et voilà que j'arrive au sujet de ce post. Dès mes premières expériences d'adolescente je me suis vite trouvée un faible pour les garçons, puis des messieurs avec des tendances fétichistes. Ceux qui commencent à frissonner en voyant un haut de bas, clippé dans une jarretelle. Qui s’intéressent plus ou moins timidement à mes culottes et qui se transforment un amant hors pair en glissant un doigt sous ma culotte en découvrant rien que de la peau douce sans le moindre poil. Ceux qui se passionnent pour ma coiffure et dont un « plutôt long » ou « plutôt court » est susceptible de booster leur libido. Ceux qui peuvent faire les boutiques avec moi pendant des heures en quête de me trouver tel ou tel autre vêtement dont ils rêvent de le voir sur leur compagne depuis leur adolescence. Ceux qui adorent les hauts talons, les tenues en cuir ou en vinyle sur une dame. Désolée pour le latex, mais je ne supporte pas le contact. Voila pour dire que l'univers fétichiste me va comme un gants. Et je suis réellement enchantée quand mon homme m'offre une belle tenue de soubrette, d'infirmière, secrétaire etc. Les yeux brillant en m'imaginant déjà dedans pour un après-midi ou soirée d'enfer.

Évidement je suis peu pudique (parents non seulement intellectuels à mort, mais de plus naturistes passionnés !) et disons que je suis à l'aise avec mon physique ou plutôt avec les défauts de mon physique. Ajoutant à ceci un compagnon de vie qui ne fait pas une dépression nerveuse quand j'affiche des kilos en trop. C'est d'ailleurs aussi un constat de mes petites expériences avec les messieurs à penchant fétichiste, il ne font pas une fixation sur les mesures parfaites. Je leur trouve plus une attirance pour le glamour sous forme d'une tenue fétiche (oh pardon!) que le rêve de la femme mannequin.

Il est assez facile d'aborder le fétichisme avec un monsieur. Il suffit d'être attentive et de s'abstenir de la moquerie mal placée. Bien qu'au niveau du fétichisme il existe des choses disons plus qu'étonnants. Et dans ce sens je pense être tombée toujours sur les personnes à petite tendance fétichiste sans que cela soit leur condition « sine qua non » de jouir. Puis n'oublions pas qu'un monsieur inspiré par une belle couleur rouge ou même quelques stries sur le fessier fraîchement châtié de sa dame, bref par le symbolisme des traces, rentre plutôt dans l'univers fétichiste que dans celui du sadomasochisme. Car en fait ce qui est propre au fétichisme c'est un déplacement du plaisir de voir, de toucher sur des zones éloignées de parties génitales comme les fesses, tiens ou sur des objets comme la culotte, tiens. C'est en quelque sorte un concept qui permet une égalité devant le plaisir, car indépendant du sexe biologique.

Alors oui quand je vois mon chéri le matin se tordre le coup pour savoir si j'ai mis des bas ou un collant jarretelles (une fessée pour l'odieuse...), si j'ai mis une culotte blanche style petit bateau sous ma jupe plissée ou si je n'ai rien mis (une fessée pour l'odieuse...), si mon fessier est encore rouge de ma correction de la veille, si j'ai dû mal à asseoir parce que j'ai défié son autorité avec insolence en transformant le martinet en scoubidou, je ne vois pas en lui un être profondément tordu, mais un gentil grand garçon qui se rassure par le biais de sa libido du mystère de l'éternel féminin qui le dépasse. Il arrive souvent que l'on présente une dame amatrice de fessée avec un penchant quelque peu enfantin, voire immature. Notamment quand elle est friande du vrai pan-pan cucul quand elle n'est pas sage. Style grande fille en quête de papa de substitution et qui attend de lui - outre des cuisantes corrections - des monts et merveilles. Et je ne contredis pas forcement ces idées. J'ai tenu à me mettre en couple avec un homme qui cumule les qualités de mon Papa. Et ceci sans complexe. Quoi qu'on en dise les mauvaises langues. Mais n'oublions pas non plus la réalité humaine qui se cache derrière les messieurs qui appliquent la fessée. Il arrive parfois que je mérite vraiment une correction, mais je n'ai pas envie du tout de la recevoir. Dans ces moments je baisse toute de même sagement ma culotte, mon string etc en pensant :

Cela rassurera tellement mon chéri de se défouler un peu sur mon derrière !


mardi 2 juillet 2013

363 Authentiques corrections sur les fesses


Peut-on en parler librement sans déranger... enfin ?

De cette appétence pour la fessée authentique, au premier dégrée avec la particularité qu'elle se passe entre adultes. Celle qui se veut punitive et qui intervient sur un méfait. Celle qui ne se veut pas érotique, ou au mieux qu'accessoirement. Celle qui ajoute harmonie et piquant à la fois dans mon couple et qui embellit notre vie de tous les jours. Grâce à un formidable travail de la presse féminine depuis des années et grâce à un grand exploit littéraire féminin récent (entre femmes on est jamais aussi bien servie que par soi-même), il faut vraiment vivre derrière la lune pour ne pas avoir compris que la fessée dont rêvent certaines dames n'a rien en commun avec la violence conjugale. Ni avec certains clips sur le net qui donnent parfois l’impression que deux marionnettes accomplissent une mise en scène pour des raisons pécuniaires. Les deux seuls éléments qui mettent un peu d’animation sont le bruit des claques et la réaction de la dame, enfin de son fessier. En gros une action souvent monotone, accomplie au rythme d'un métronome et qui est devenue un but en soi. Trop basique pour moi et complètement déconnecté de mon monde émotionnel. J’ai l’impression d’assister à une productions pour stimuler l'activité manuelle. Et bien que grande amatrice de fantasmes claquants, l’ennui s’installe vite chez moi. Je n'essaye même pas d'imaginer de vivre une telle scène en vrai. Sans autre enjeu que les variations autour de la sensation, l'action me parait personnellement dépourvue de piment et d’intérêt tout court. Ceci dit, c'est mon opinion strictement personnelle. Je comprend que d'autres personnes puissent éprouver du plaisir de manière bien différente de la mienne. Mon but consiste seulement à faire remarquer que le fantasme d'une vraie punition hante certaines personnes non pas comme prétexte pour tester de nouvelles sensations mais parce qu'elles ressentent un réel besoin de se faire botter le derrière pour se sentir par la suite mieux dans leur peau. Et ce désir me semble aussi légitime que celui qui recherche une certaines extase charnelle.

Je ne connais aucun témoignage féminin de fantasme d’adolescence qui décrit une approche purement « sensationnelle » de notre sujet. C’est seulement à l’âge adulte qu’apparaissent des témoignages en ce dernier sens. Comme si par magie tout contexte punitif aurait disparu. Je pense que si la dame ne l’exprime plus, cela ne veut pas dire que ce contexte n’existe plus. Peut-être qu’elle n’ait pas envie d’en parler pour une raison ou autre. Du moins pas à n’importe qui. Parce que aimer cette affection particulièrement cuisante pour une raison autre que « le plaisir » est encore difficilement admissible de nos jours.

Voyons un peu les modalités d'une telle punition. Il me semble que contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, la dame ne souhaite pas forcement par ce biais se soumettre ou se sentir soumise au monsieur. Ni sexuellement comme dans les pratiques dominant/dominée, ni socialement comme dans la discipline domestique patriarcale. Le registre punitif cherche plutôt selon moi un apaisement d'une tension intérieure, d'un mécontentement avec soi-même pour des raisons les plus diverses. Si la punition se passe bien, il y a une sensation de mieux être dans sa peau qui s'installe et justement cette sensation peut tourner l'esprit vers des activités plutôt récréatives. Mais ce lien n'est pas systématique. Parfois il faut aussi un certain « décalage horaire » pour qu'il se mette en place. D'où l’intérêt du coin pour certaines dames ! Personnellement j'ai du mal à imaginer qu'un monsieur commence à me tripoter, voire demander plus sans que j'aie atteint mon « apaisement nerveux ». Au risque que je vais avec grande possibilité m'agacer parce que je me sens ... agressée physiquement. Non respectée dans ma manière d'être et dans mes désirs. Que l'on ne me méprenne pas. Je n'ai rien contre les activités qui mélangent récréation et savoureuses claques sur mon derrière. Mais dans ce cas évitons le registre « authentique correction ». Mettons les cartes sur la table et partons sur du ludique. Pour le dire encore plus clairement : Mélanger vraie punition et tripotage (voire plus) m'évoque justement un cadre de soumission forcée, veut dire de vouloir me rendre sexuellement docile par la douleur. J'aurais l'impression que l'on essaye de me briser. De me transformer en marionnette de plaisir d'autrui. Je n'ai pas non plus le désir ou le fantasme de m'abandonner sexuellement. Quand il s'agit de jouir j'aime une relation d'égalité et non pas un rapport de force. Alors mieux vaut séparer les registres avec moi.

dimanche 30 juin 2013

362 La fessée au cinéma (#16)


Tu te lances dans le S/m maintenant, isabelle ?



Encore une série que je ne connais pas. Mais quelles superbes claques qui prouvent que les émotions ne passent pas seulement par les yeux. Rien que de les entendre, j'ai déjà des frissons. Et pour m'inspirer le son détaché de l'image, par exemple au travers d'une parois suffirait pour me faire transpirer. Puis l'ambiance me plaît et me fait sourire. C'est tellement loin de certains clichés que véhicule le net à propos du S/m et qui n'ont rien pour m'attirer. Sans parler des personnages déprimés qui m'évoque le divin Marquis, Sacher-Masoch ou l'histoire d'O. Fontaine je ne boirais pas ton eau ? Voyons un peu mes impressions. 

Dans ce petit extrait j'aime les aspects ludiques. Je vois un grand garçon qui joue à la Barbie. Le tout dans une ambiance hyper clean qui expose la dame d'une manière fort suggestive. Il me manque le lien émotionnel avec les... liens, mais chacun son univers. Je peut comprendre le côté sécurisant pour un inconscient, peu importe que cela soit masculin ou féminin. J’imagine le monsieur rassuré (encore le côté grand garçon) devant la féminité enchaînée qui lui fait peur et qu'il semble contrôler pour se donner ainsi des allures de dominateur. Un peu comme le spectateur au zoo qui observe le tigre dans sa cage, qui tourne autour et qui essaye de le taquiner sans prendre de risque. Alors oui le claquement du paddle s'accorde parfaitement. Il s'agit de dompter la nature humaine. Notamment les pulsions qui deviennent enjeu de contrôle en vu d'une maîtrise. Je crois que quand il s'agit de petites mises en scènes pas bien méchantes comme ici, pas mal de dames sont partantes justement pour faire plaisir à leurs hommes. Touchée par ces fantasmes qui peuvent hanter un grand garçon. Sans se trouver forcement impliquées dans un sadisme féminin latent comme dans les 50 nuances de gris qui considère des tels fantasmes masculins comme guérissables ou plus précisément amputables. Ce dernier aspect que l'on trouve autant dans la formulation « va te faire soigner », veut dire « fais toi amputer par le psy ce qui est vilain en toi », autant que dans l'idée que l'amour puisse triompher de tout, met en relief l'élément clef même du sadomasochisme : La castration. Castration souvent dans le sens plutôt symbolique: de mouvement, de vu, de parole etc. Étrange tout cela, tout de même. Quand les garçons sont petits il est souvent difficile de les convaincre pour s’intéresser aux filles, mais un fois devenus ado difficile de leur faire comprendre de nous lâcher la grappe de temps en temps. Et c'est donc indéniable la puberté avec sa poussé d'hormones qui comme dans le fantasme de la fessée introduit dans des univers les plus romanesques une notion ouvertement sexuelle qui change la dimension d'une rêverie  Subitement il faut intégrer une notion plus forte que tout le reste. Évidement la même chose arrive aux dames. On lisant des textes sur le S/m je tombe parfois le sujet de l'inhibition de la dame et que le dominateur assure de pouvoir « guérir ». Inhibition dans le sens d'une interdiction interne qui empêche la dame de faire ce qui lui fait plaisir. Et quand je vois ce que cette inhibition semble impliquer, j'arrive facilement à voir le plaisir du dominant, mais moins bien celui de la dame. Je veux dire par là dans un sens d’excitation. Ne connaissant pas grande chose à ces univers j'essaye de comprendre par analogie. 

Quand je reçois une bonne correction, il n'y a pas d’excitation dans l'acte, bien que l'avant et l'après acte véhiculent des très fortes sensations dans ce sens. Alors je me demande si l'essence du S/ m ne se trouve pas dans autre chose qu'une banale excitation. Il y a des pistes comme le don de soi ou des fantasmes de sacrifice, sorte de reliques du romantisme prépubertaire se résumant à être prête à tout par amour pour son/un homme. Si on regarde un peu l'approche psychanalytique, le S/m serait en quelque sorte la sexualité du tube digestif et si on considère l’intérêt pour « la sortie », la piste semble propice. Se glisser à l’intérieur par cette voie en vu de posséder, ou être possédé. Il semblerait donc qu'il existe un S/m qui va plus loin que l'amusante mise en scène de ce clip. Pour le dire clairement, il ne me poserait peu de problème de pendre la place de la dame. Ce que je ressentirait comme un jeu de pouvoir, le mien sur la libido du monsieur. Cela me rappelle un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître quand il fallait jouer l'amatrice de sadomasochisme pour se prendre une bonne fessée. Alors menottée, un baillons dans la bouche, parfois à quatre pattes et en laisse, j'ai suivie plus amusée qu'excitée des « révélateurs de mon vrai moi » au travers d'une « chambre de torture » improvisée. Je n'y peu rien, le charme n'opère pas. Et pour le déclencher il aurait suffit de faire allusion à un de mes comportements qui avait déplu en disant : Tu mériterait depuis longtemps que l'on te botte le fessier, postérieur, cul etc pour du vrai. Un « longtemps » dégusté en bouche, me procurant ainsi le superbe frissons qui me glisse le long du dos. Je garderai de cette mise en scène le superbe paddle, le reste est trop folklorique pour moi...

vendredi 28 juin 2013

361 Liens de discipline domestique (68 ème édition)

Il y a des fessées qui se perdent !


On dirait que tout part sur une dispute conjugale. Mais rien ne justifie à mes yeux le comportement de madame quand la dame qui fait le service entre dans la pièce. Impliquer une tierce personne dans les querelles d'un couple me semble un mauvais comportement par excellence. J'ai beaucoup de sympathie pour le monsieur qui essaye de réparer les dégâts. Et à ce moment précis, un petit « mériterait bien une » envers la dame coléreuse me traverse l'esprit. Je n'ai pas l'impression de regarder un extrait de film, mais plutôt une bonne tranche de la réalité. Des comportements semblables j'en ai vu à maintes reprises. Peut-être parce que je suis une personne particulièrement discrète et on sait pertinemment avec moi que je garderai l'incident comme strictement confidentiel. Peu importe. Combien de fois j'ai déjà imaginé une copine odieuse se faire rappeler à l'ordre. Évidement ce n'est pas politiquement correct. Mais justement le fantasme remplit une fonction de soupape. Évacuer un trop d'émotion par un une construction imaginaire qui n'est nocif à personne. De plus personne ne saurait jamais rien, à moins d'en parler. Toutefois une petit anecdote concernant une telle situation. Une de mes copines ayant eu mauvaise conscience s'est excusée auprès de moi quelques jours plus tard en me disant de s'avoir comportée comme une sale gamine. On ajoutant : Il aurait dû... Malheureusement elle n'a pas fini sa phrase. Bien entendu pour ma part j'ai imaginé une suite selon mes propres fantasmes...


Je trouve que ce dessin cerne bien une évidence. Les conventions sociales peuvent changer au fil des années. Par contre l’être humain se trouvera toujours devant ses fantasmes qui eux s’en moquent éperdument des bonnes conventions. Au fil d’un siècle la fessée est passée d’une punition courante en matière d’éducation enfantine à une méthode controversée, puis interdite dans de plus en plus de pays. Inutile de dire que j’en conviens avec cette évolution. Je ne peux concevoir cette pratique, déjà abandonnée dans mon enfance, seulement entre adultes et par libre consentement. Mais pratiquer la fessée est une expression bien vague. Cela peut aller de quelques claques gentillets à des prouesses bien douloureuses, voire à un endommagement corporel. Les motivations aussi peuvent avoir toute sorte d’origine : partager une activité ludique, un préliminaire sexuel. Recevoir une punition sous forme d’un jeu plus ou moins réaliste. Vouloir avoir mal ou faire mal à sa partenaire. Vouloir souffrir ou faire souffrir. Tout est possible s’il y a consensus entre deux adultes. Il me parait un peu grotesque – surtout entre personnes partageant en guillemets le même fantasme – de vouloir établir de critères d’un comportement plus ou moins politiquement correct. Il ne faut pas oublier que le contenu exact du fantasme n’est pas un choix à la base. La personne concernée doit vivre avec.

La discipline domestique occupe à mon avis une place un peu à part. Elle expose facilement à la critique car son but va plus loin que la notion du plaisir. Elle véhicule des « valeurs » qui restent souvent incompréhensibles. Mais en fait une valeur, peu importe laquelle, n’a rien de rationnel. Elle témoigne d’un lien affectif entre ceux qui ont instauré cette valeur et ceux qui ont fait de cette valeur la leur. D’où la force d’une valeur. Et d’où aussi d’un certain emportement de certaines personnes quand on essaye de discuter avec eux à tête reposée le bien-fondée d’une valeur. Pour moi c’est comme les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas. Cela se respecte. La DD est intéressante comme structure. Elle créée des nouvelles valeurs qui n’ont cours qu’à l’intérieur du couple et qui vont à l’encontre du sens commun. Toutefois cela ne veut pas dire que les personnes vivant en DD n’ont pas conscience de ce transfert de valeurs subjectives. Je ne vois pas là une modification du bon sens, mais une forme particulière de communication entre deux fantasmes. Je pense que les protagonistes attribuent souvent un autre « sérieux » aux règles de la DD que les personnes qui regardent de l’extérieur. Il me parait étonnant que bon nombre de gens considèrent la DD comme moyen commode d’accéder à tout moment à la fessée. S’il ne s’agissait que de cela, inutile de se mettre en DD. Deux personnes complices ne vont pas tourner autour du pot pour réaliser leurs fantasmes. Et ceci à tout moment propice.

La langue française parle de porter les pantalons dans le couple. Une expression semblable existe en allemand. En anglais cela donne « être en charge du couple ». La dernière expression correspond bien à l’idée de la DD à l’ancienne que je me fais. L’homme s’occupe de tout en ce qui concerne le côté matériel et les rapports sociaux tandis que la dame règne en maîtresse à la maison. Et c’est justement sur ce point que la DD moderne diffère pour moi. Elle comporte un libre choix de la dame de son rôle, tandis que dans le temps elle n’en avait pas. Donc un changement vraiment important.

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end !

















jeudi 27 juin 2013

360 Saloperie de pantoufle


Oh là, quel gros mot !

Heureusement que mon chéri ne traîne pas dans les parages. Sinon gare à mon derrière qui risquerait de chauffer. Il n'aime pas les vilains mots dans la bouche d'une dame et me voilà réconfortée ou devrais-je dire strictement éduquée pour me promener au beau milieu du droit chemin. N'étant ni une personne révoltée, râleuse ou tourmentée je prends même beaucoup de plaisir de travailler sur mes bonnes manières. Dans une ambiance cocooning avec des petites habitudes qui s’installent au fil du temps dans un couple. Un jour j'avais décidé (notons ma formulation qui est révélatrice !) d'offrir à mon homme une nouvelle paire de pantoufles pour la maison. Quoi ? Moi aussi j’en ai. En un joli rose. Je ne peux tout de même pas me balancer sur des talons aiguilles à longueur de journée. Il faut que je pense aussi un peu au repos de mes jambes. Pour surprendre mon chéri j'ai demandé un paquet cadeau. Et hop le lendemain matin je l'ai mis sur la table du petit déjeuner. Visiblement ravi, il l'a attentivement examiné. Heureusement il n'a pas de tendance « blasé et cool » se manifestant par des remarques comme : les pantoufles c'est pour les... pantouflards! Au contraire, avant même que le soleil ne se levé (nous sommes très matinaux !) un petit déclic et une lueur dans ses yeux qui parle en long et en large. En tapant en même temps avec une de ces pantoufles, en un excellent cuir ceci dit, sur la paume d'une de ses mains.

T'entend cette sonorité, isabelle ? Ça donne envie !

Ah ces hommes. Des grands gamins ! Et aussitôt je me sens trahie par mon inconscients qui m'a suggéré un tel achat. Il est vrai que ces pantoufles ressemblent beaucoup à un paddle et on dirait même qu'elles ont inspiré ces redoutables instruments de correction d'un autre âge. Bien évidement Monsieur dans son élan souhaite faire une essai de discipline ludique. Avant même que j'aie fini mon café et ma tartine du matin. Je rouspète un peu pour la forme. Quelle vexation après tout ! Pour moi, l'emploi de la pantoufle, c'est l'opposé d'un rituel joliment mis en scène. L'expression de la flemme à l'état pur de chercher ou de faire chercher par moi un instrument digne de ce nom. De la déculottée sur le champ. Du spontané qui change de la main de Monsieur et donc... du repos pour mes fesses en quelque sorte. Étant (presque) toujours de bonne humeur je ne vais pas priver mon chéri d'un petit plaisir. Il prends son temps pour soulever ma jupe et de me baisser la culotte. Sans oublier de tirer mes jarretelles et de les relâcher subitement causant un petit son caractéristique qu'il adore. Chose que je fais d'ailleurs aussi en toutes discrétion sous la table quand je me sens quelque peu stressée. Elle est toujours édifiante la sensation de se trouver avec les fesses en l'air. Ce n'est pas une question de froid. Nous chauffons bien ! Me présenter mon derrière tout nu, non pas pour séduire mon homme par mes rondeurs, mais pour une situation qui me miroite un contexte éducatif, me procure à chaque fois des intenses émois. Et c'est ainsi que je m'installe sur les genoux de mon chéri. Le son de la pantoufle ressemble étrangement à un paddle. C’est donc du très bruyant et il vaut mieux ne pas s’en servir quand des oreilles indiscrètes sont à proximité. Dans un immeuble peu insonorisé, à coup sûr, le voisin ou la voisine sont vite au courant de ce qui se passe. Sans même être un amateur de la fessée, le son laisse trop bien deviner l’activité. Encore une de ces petites dames, inspirée par les 50 nuages de gris, dirait-on de nos jours d'un air bienveillant et moqueur. Et plus personne ne penserait à une vraie correction, censée d’améliorer un comportement qui laisse à désirer. Ah comme notre société est en train de se « perversifier ».

Niveau sensation, la pantoufle c'est du remarquable sans excès. L'effet amoindri est certainement dû au dosage de mon chéri qui n'a rien d'une brute. (Ni d'un simplet d'ailleurs en imaginant que plus que c'est fort, plus que je vais apprécier. Genre de comportement que l'on trouve aussi dans la vanille avec un partenaire occasionnel qui essaye de concurrencer les messieurs qu'il a vus dans de films spécialisés et en lâchant pour couronner le tout un : Tu prends ton pied ?) Je dirais que je trouve la pantoufle plus douce que le paddle, mais néanmoins on s’en souvient une fois passé par là. Pas de traces disgracieuses. Un joli rouge uniforme qui s’en va assez vite.

Envie d’intégrer la pantoufle comme petit truc de plus dans notre ménage punitif ?

Certainement pas une pantoufle que Monsieur porte à la maison. Cela traîne par terre et on ne sait jamais. Puis il arrive à mon homme de sortir la poubelle ainsi chaussé. Étant très maniaque avec ma peau et je préfère du « fait pour ». Nous n’avons pas des tonnes d’instruments, car un martinet usé par exemple passe tout simplement à la poubelle. Hein oui, pas de sentimentalisme à ce niveau. Alors un petit choix oui, sans tomber dans une collection hallucinante qui prend tout un mur dont on trouve parfois des images sur le net. Et quant aux pantoufles elles garderont leur emploi primaire. Nous n’allons tout de même pas acheter des pantoufles « spécial correction conjugale »…

mardi 25 juin 2013

359 Irrésistibles envies


Parfois c'est plus fort que nous !

Sur mon chéri je le vois dans ses yeux qui se mettent à briller d'une manière bien particulière et je sais aussitôt que je suis bonne sous peu pour une claquante séance sur ses genoux. Pourtant j'ai été sage comme une image avec une conduite exemplaire et je ne l'ai pas « harcelé » comme je sais d'habitude si bien le faire. Mais quelque chose en lui exige son dû. Un concentré de virilité, impressionnant à observer et surtout contagieux comme effet. Au point de me demander si les fameuse phéromones ne seraient pas plus qu'une jolie hypothèse pour expliquer la transmission des envie subites. Ou peut-être comme j'ai lu dans un ouvrage populaire des années 80, il y a un reflex qui s'est créé en moi et qui lie nos aventures cuisantes à des superbes réussites orgasmique plus tard au lit. Le fameux appétit qui est venu en mangeant. Alors mon homme s'est paré d'un regard qui me descend sous forme de frisson le long de ma colonne vertébrale. Excellente preuve d'ailleurs que pour moi notre sujet est avant tout quelque chose de cérébral qui se transforme seulement par la suite en ce que l'on appelle communément une excitation. Bien entendu elle me procure des vives transpirations dans l'entrejambe. Et parce que je suis intégralement épilée, il n'y a pas le moindre poil pour amortir mes fluides corporels. Alors je me retrouve avec l'agréable sensation d'une culotte bien mouillée. Par conséquence je pense qu 'il faut vraiment rien connaître à la sexualité humaine pour ne pas comprendre que la fessée peut en faire intégralement partie. Comme d'autre formes de désir plus conventionnelles, elle surgit subitement, sans raison apparente, du moins quand on est peu attentionné à soi-même ou à autrui, s'incruste dans la pensée (d 'une personne prédisposée) avec tendance de se transformer au fil du temps en obsession quand on manque une possibilité de satisfaction...

Je ne saurais dire combien de fois quand j'étais encore célibataire, je suis rentrée chez moi, le soir après la fac ou le travail avec une de ces envies de me prendre une déculottée d'enfer. En gros j'étais très mécontente de ma journée et surtout de mes performances. Je m'imaginai attendue par un compagnon paternaliste et bienveillant, mais aussi très sévère qui se faisait un devoir de surveiller mes résultats. Un homme que je souhaitais convaincu sur un niveau fantasmatique du bienfait d'une éducation à l'ancienne, notamment pour jeunes dames adultes et qui ne me privait pas du martinet. Plus tard quand j'ai pu donner une réalité à mon fantasme, je me suis vite aperçue du réel bienfait que j'éprouve lors de mes séances correctives. Je peux évacuer mon stress par un flot de paroles, parfois fort peu convenable et par mes cris, le tout en pédalant dans l'air ou en faisant tout un ensemble de mouvements qui rappelle en quelques sorte un rodéo. Étant peu attachée à une notion de fierté personnelle, je me laisse aller en suivant mes impulsions. Et au bout de deux à trois minutes je chante à haute voix la chanson de la fille contrite qui promets en sanglotant de travailler dur sur elle... pour que cela ne se reproduise plus. Bien évidement il faut un partenaire complémentaire qui comme moi conçoit la punition comme un acte de courte durée. Sans manquer d'intensité. Il me paraît indispensable d'avoir très mal au fesses quand j'ai le droit de me lever. Très mal, on se comprend, car nous sommes dans un registre d'éducatif et non pas dans la maltraitance, ni dans un exploit quelque peu sportif. Je pense que ma pratique à ce niveau se situe loin des attentes qui semblent hanter la plupart d'adeptes de notre passion. Enfin, chacun sa cuisine. Nous ne sommes pas dans une compétition. Et comme un repas sans fromage reste incomplet à mes yeux, il me faut aussi pour couronner une bonne punition cette « marche de la honte », les fesses toutes rouges, en direction du coin. Montrer au yeux de tout le monde, enfin dans mon imagination, ce qui arrive au grandes filles en manque de discipline.

Voila donc deux registres bien différents. Des envies subites, l'une comme l'autre. Le lien ? Je pense qu'il faut être très naïf pour croire que des telles envies apparaissent de manière aléatoire. Il y a toujours une « bonne raison » qui sert de déclencheur. Tout basiquement je connais pas mal d'éléments dans ce sens chez mon homme. Certains de mes vêtements qui font mouche, me maquiller en guêpière ou porte-jarretelles, les fesses en l'air devant la glace de la salle de bain pour ne citer que les plus sages et moins intimes. Et il est très rare après presque 15 ans de vie en couple que je ne saurais pas nommer avec précision le détail qui a mis mon chéri dans un état second !

dimanche 23 juin 2013

358 La fessée au cinéma (#15)


Pas de « poésie de la cruche » sans...


Extrait de: Three girls about town; 1941

Comme beaucoup de productions de cette époque, la thématique profonde semble tourner autour de la « dame cruche » qui - à force d'agacer tout le monde - s'en prend une dans un sens littéraire ou transposé. Sujet avec une longue tradition et qui a subi au fil du temps et selon les cultures des modifications importants. Par exemple, même si le châtiment reste identique à l'univers ségurien, veut dire une bonne raclé sur le derrière, il vaut mieux être cruche chez les américains que chez la divine comtesse. Car chez cette dernière la sottise va de paire avec la laideur comme ultime menace et il faut un sacré travail sur soi, la fameuse phase de la fille modèle pour devenir sage et... belle. Voila le vrai trouble de cet univers et dont on ne parle jamais et qui reflète pour moi très fidèlement les aspirations esthétiques de bien de petites filles. Et grâce à la punition, de préférence avec la baguette magique (sous forme du fameux fouet) même une fille cruche peut prétendre... à la beauté. Nous sommes donc chez la comtesse encore plus loin de la réalité que dans le cinéma américain que l'on traite de puritain par dessus du marché. Pourtant le puritanisme dans le sens calviniste se berce - si j'ai bien compris ce mode de pensée - dans la suffisance que tout événement positif de la vie repose sur le mérite. En gros du « rostopchinisme » pur.

Sur un niveau moins philosophique, j'ai une profonde sympathie pour les dites « cruches », notamment (sans faire du masochisme social en me dénigrant) parce que je me sens faisant partie de ces dames selon ma propre définition du terme : Un manque flagrant d'expérience de la vie et aussi une mauvais fois quand il s'agit d'appendre les choses pratiques. Enfin hors papoter et écrire, je sais (très bien) cuisiner, faire le ménage et aussi repasser. Selon mes maigres expériences trois qualités essentiellement masculins de nos jours. De plus étant cruche n'est pas sans avantage. Selon les films de l'époque elle est la cible de la convoitise du prince charmant. Peut-être pour bercer le monsieur dans une illusion d'un monde qui tourne selon des clichés anciens, loin du féminisme en plein essor et par ce fait ressenti comme rassurant. Loin des horreurs de la 2ème guerre mondiale qui marque les esprits par la terrible menace pour la vie de tant de jeunes hommes et source même de tant de bonheur familial détruit. Alors quoi de mieux qu'une distraction sans prise de tête.

Mais, bonne question, un dame, telle que le cinéma en fait éloge, est-elle réellement cruche ?

J’ai mis longtemps pour me rendre compte à quel point certains productions cinématographiques vont loin dans leur non-dit. Par non-dit j’entends celui dont parle Claude Olievenstein, comme une vaste région de notre psychisme qui contient nos censures volontaires en matière de désir. Bien différent du refoulement freudien, le non-dit n’échappe pas à notre conscient. Seulement son contenu se relève gênant à dévoiler quand il contredit les mœurs en vigueur. Et quand je lis certains textes sur la résistance en analyse je me pose souvent la question dans qu’elle mesure le non-dit y intervient. Plus ludique et plus distrayant que l'analyse, le cinéma me parait un moyen par excellence pour aborder les non-dits. 

Dans cet extrait les choses se passent entre sœurs sur l’écran. Ce qui légitime l'emploi d'un châtiment corporel entre adultes, sinon strictement interdit par les conventions sociales et … par la lois. Il est donc permis de rigoler de bon cœur sans la moindre mauvaise conscience. Et c'est le défoulement total. Tout le monde s'y met et participe à cette fessée libératrice. Situation amusante du début à la fin pour le Monsieur convoité. Les dames se querellent sans retenue devant lui. Éternelle variation autour de la jalousie et de la rivalité féminine. Des « magnifiques pantins » en quelque sorte qui lui offrent de la distraction. N’étant pas exempte de leurs défauts je m’abstiens de critiquer. Rationnellement je n’aime pas découvrir un tel comportement sur moi. Mais malheureusement le quotidien me dépasse souvent. Alors nous avons inclus des tels dérapages en public ou devant une tierce personne dans notre mode de discipline domestique. Un petit regard de Monsieur et je sais que je suis allée trop loin. En fait - le fameux non-dit donc – je me sens perdre les pédales et il me semble que j'éprouve le besoin de tester les limites... de la vigilance de mon homme. Son attention, est-elle rivée sur moi ? Va-t-il réagir ou dois-je en rajouter encore plus ? Lever ma voix ? Devenir encore plus théâtrale ? Je me reconnais bien en petite dame pénible et je sais que beaucoup d'hommes ne supporteraient pas de telles caprices. Non pas dans le sens de vouloir punir la dame pour son comportement, mais de ne pas s'engager dans une relation avec une dame qui se comporte ainsi. Enfin si on se base sur un non-dit, il me paraît coulant de source que la dame affiche des tels comportements seulement si elle se sent en sécurité affective avec un homme, lui montrant ainsi son vrai moi. Et comment faire pour dénicher un tel bijoux de l’espèce masculine. Hein bien - encore un non-dit - en testant la comptabilité... fantasmatique. Car l'attirance pour la « dame cruche » me semble un non-dit masculin de la façon qu'elle rassure certaines formes de virilité fragilisées et qui « fonctionnent au mieux » en imaginant une supériorité intellectuelle dans certains contextes. En gros, un mariage de raison, basé sur un double non-dit et à mes yeux fait pour durer longtemps...

vendredi 21 juin 2013

357 Liens de discipline domestique (67 ème édition)


Un bien joli livre, des bien jolies fesses !


Le tout présenté par un magnifique clip qui contient aussi quelques images sur notre sujet. Peut-être une idée cadeau pour montrer la voie à un conjoint timide, peu imaginatif ou ne se doutant pas des méandres de la libido humaine et plus particulièrement de celle de sa chérie bien aimée. C'est en faisant feuilleter – d'un air de sainte-nitouche - du matériel sans vulgarité et sans marques qui prennent les tripes que l'on recueille selon mes expériences des très belles confidences sur le sujet. Parfois, notamment concernant certaines personnes au dessus de 50 ans, on risque de tomber sur des confessions de châtiments d'enfance. Racontées avec pas mal d'humour et - méfiance – peut-être notre tentative peut être mal-interprétée en nous prenant pour une dominatrice en l'herbe. Et au lieu de souhaiter de nous passer sur les genoux, le monsieur se voit pour sa part à la belle place ! Mais aussi des confidences peu communes. Ce qui me rappelle une réponse stupéfiante de la part d'une personne qui refusait catégoriquement de se lancer dans des tels « amusements par « crainte d'y prendre goût » ! Il en est un peu de même pour moi quant à l'inversion des rôles. Loin de vouloir me lancer dans un crescendo de douleurs infligées, je me verrais plutôt réconfortée dans mes attitudes autoritaires bien réelles. Le monsieur aurait très vite intérêt de vraiment marcher à la baguette au quotidien pour ne pas provoquer une de mes légendaires colères. Et surtout mon imagination en matière de punitions qui mettrait à rude épreuve sa pudeur. Heureusement, la constellation ne se présente pas et je cohabite paisiblement avec mes fantasmes en ce sens sans vouloir les concrétiser.


Quelle belle photo et quel magnifique canapé. Il faut un peu de patience pour la/le trouver au beau milieu de la rubrique « Rouge Dingue » qui contient d'ailleurs des vraies merveilles suggestives. Effectivement, depuis que les dames (françaises) se mettent aussi à bloguer sur notre sujet favoris, je trouve de plus en plus de photos qui me font rêver. Voila qui montre qu'il existe de jolies façons pour réveiller le désir (féminin) autrement que par des illustrations conçues pour inciter une activité plutôt manuelle. Enfin, il en faut pour tous les goûts et dans ce sens vive la diversité.


Ah ces messieurs. Certains sont prêt à tout pour inventer un prétexte pour taper sur les fesses d'une dame. Confirmant ainsi leur côté grand garçon. Dans un certain ordre d'idée cela me rappelle l'ambiance de mon enfance avec mes deux grand frères. Toujours en quête pour m'embêter. Ceci dit cet extrait de film fait fort. Mettant en scène peut-être la rêverie justement d'un grand garçon particulièrement imaginatif, une qui n'est pas réalisable dans la vie des tous les jours et - à mes yeux – un des prétextes le plus valable et le plus original que je connaisse. Sans manquer le registre du déculottage. Dommage pour la qualité exécrable de cet extrait que je l'aurais sinon inclue dans ma rubrique du dimanche.


...comme prétexte. Il n’y a pas que Boris Vian qui aime l’amour qui fait boum. Fantasme qui se décline en version masculine et féminine et qui sort petit à petit du placard. La panoplie est vaste et chacun et chacune attiré par ces rêveries peut y trouver son compte. Pourvu que les partenaires soient sur la même longueur d’onde. Ce clip est surprenant. La claque surgit par où on l’attend le moins. Mettant le monsieur dans un sale pétrin. On entendant le bruit de l’impacte, j’imagine cette tape pas gentillette du tout. Les verges sont des instruments redoutables. Pas vraiment faites pour les mains d’un débutant. Bon, ici l’humour emporte sur mes considérations techniques…

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end !

















jeudi 20 juin 2013

356 Devrait-on fesser son épouse ? (2)




Avertissement !

Il s'agit d'un texte de 1939 que je viens de traduire. Il ne reflète pas mon opinion personnelle. La position de l'auteur me semble intéressante pour se faire une idée sur la vision de notre sujet à cette époque. Évidement fait surface la conception sadique du coït, théorie qui me paraît très plausible et qui part du principe qu'un petit enfant perçoit la relation amoureuse de ses parents comme une agression de la mère par le père. A cette époque règne encore une certaine méconnaissance sur les mécanismes du masochisme, notamment dans les sens de considérer un tel fantasme comme incompatible avec une égalité entre hommes et femmes. Et surtout, notons le bien, ce que décrit notre brave psychologue n'est rien de plus que le masochisme féminin … chez l'homme. Petit détail que Freud a oublié de mentionner et qui trouve éclaircissement seulement presque 80 ans plus tard dans les travaux de l'analyse moderne. En fait « se faire coïter » (avec ou sans force) restera à jamais un fantasme masochiste pour un homme, mais n'est rien d'autre qu'une réalité biologique pour une femme. A moins qu'elle aime se voir justement en martyr qui subit l'acte. Alors de là en déduire un masochisme parce qu'une dame aime la chose plutôt « entraînant  et dynamique » me paraît plus que hasardeux et surtout purement interprétatif. Sur ce je vous laisse apprécier la suite du texte.

Devrait-on fesser son épouse ?

Par Lawrence Gould (Psychologue)

John Barrymore a ses défauts et ses quatre ex-épouses jurent qu'il est assez difficile à vivre. Il y a peu d’hommes qui arrivent à égaliser son record en matière de divorce. Puis John n'a jamais fait un secret de traiter ses épouse à la dure s'il le juge nécessaire. En fait, la cause directe de son dernier divorce concernait une fessée qu’il a donné à son épouse Elaine Barrie, dans une représentation de la pièce, «Mes chers enfants", dans laquelle ils apparaissaient ensemble. Certes, cette correction fait intégralement partie de la pièce. Mais Barrymore, qui joue le rôle du père de sa femme, utilisant la plus ancienne de toutes les formes de discipline, agit de manière si convaincante que les on-dit prétendent – qu’Elaine avait à du mal à asseoir pendant des jours. Ce n'est pas la première fois qu'il avait «mis la main» sur elle. Car il se sert aussi de ses pieds ! Pour son divorce elle attesta que son mari lui donna des coups de pieds sous la table, même quand il y avait des invités à la maison. Par simple mécontentement de son comportement. Pourtant ces incidents n’ont pas altéré son amour pour son mari. Elle retira sa plainte et resta 2 ans de plus avec lui. Il est entendu que Barrymore possède une approche assez joviale de la vie et ne pouvait être accusé d'être cruel pour le plaisir de la cruauté. Mais la psychologie a développé ses propres termes pour les personnes qui tirent un frisson, soit d’infliger soit de subir des gestes rudes, surtout pendant les ébats amoureux.


Sont ainsi appelés « sadiques » ceux qui ont l’envie de faire mal à leur objet de passion. En allusion à un célèbre français, le Marquis de Sade. Tandis que celles (croyez le ou pas !) qui tirent du plaisir de la souffrance sont appelées masochistes. D’après un personnage morbide tiré d’un roman allemand. Et même si ces types d'anomalie sont relativement rares dans leurs formes extrêmes, on trouve quelques traces chez la plupart des gens. Notamment un grand nombre de femmes présentent des signes d'un certain masochisme, parfois sous une forme assez obscure, appelée le «complexe du martyr", et parfois directement dans leur jouissance sensuelle se languissant d’une certaine rudesse de la part de l’homme qu’elles aiment.


"Jimmy" Cagney est un autre acteur qui découvrit que les femmes sont enchantées par un traitement rude. Ce fut pendant une scène dans laquelle il lança une pamplemousse sur sa compagnie de table, faisant de lui une idole, provoquant une rué du public féminin vers ses films et inaugurant en même temps une nouvelle mode à l’écran. Mais au fond, la mode n'était pas aussi nouvelle que l’on essaya de faire croire. La scène originale se trouve dans "Le cheik" avec Rudolph Valentino dans un rôle subtilement sadique. Et bien que joué par un homme, la scène fut crée par un auteur féminin, reflétant le fond du cœur de million de femmes. 

Mais d'où vient-il ce désir ?

Comme la plupart de nos secrets d’âme, il remonte à la petite enfance. Aux premières impressions de la vie qui ont un effet de plus puissant sur nos processus mentaux. On sait maintenant que beaucoup d'enfants apprennent les « choses de la vie » à un âge plus précoce que ne l’imaginent leurs parents. Ils enregistrent des informations, en partie en observant les animaux (ce qui est particulièrement les cas en milieu rural) et en partie en observant leurs parents à des moments où ils sont censés de dormir ou d’être "trop jeunes pour comprendre". Beaucoup de ces observations semblent se perdre quand les enfants grandissent, mais cela n'efface pas les impressions créées. 

Est retenu en particulier l'impression sur la façon dont les adultes font l’amour, c'est-à-dire sous forme d'agression de la femme par un mâle à la fois impitoyable et apparemment déchaîné. Ainsi, une fille - sans la moindre idée du pourquoi - peut croire plus tard qu'un homme qui n'est jamais brusque ou qui ne perd jamais son sang-froid n'est pas un vrai homme. Bien entendu la plupart des filles vont nier un tel sentiment. Mais la fascination pour l'homme des cavernes que ressentent la plupart des femmes prouve l'existence d’un tel contexte.

Il y a quelques mois, j'ai discuté les dangers de l'hypnose avec un psychiatre mondialement connu et il a souligné l'un des dangers que beaucoup de gens n'envisagent jamais. «Il est bien vrai, a-t-il convenu que, même dans la transe hypnotique, une personne ne fera rien qui soit contraire à sa nature profonde, mais, ne serait-ce que dans son inconscient, une femme moyenne souhaite d'être forcée et un homme sans scrupules pourrait en tirer facilement un avantage. Et bien que pour la plupart des femmes ce désir soit si profondément enfoui qu’elles ne savent même pas qu'il existe, il révèle toutefois sa présence par une envie d'être prise en main - par la force, si nécessaire - par l'homme qu'elles aiment.

Certes, une impulsion complémentaire existe chez les hommes, et essentiellement pour la même raison. Mais chez nous, les Américains, elle a été adouci par la « gouvernance des jupons » à laquelle nous sommes soumis, tant qu'à l'école qu'à la maison. Au fond, la plupart d'entre nous craignent trop nos femmes pour être capable de montrer de la force à leur égard. Sauf sous l’influence de stress quand la rage emporte sur la raison et nous risquons d'aller trop loin. La situation se complique encore par le fait que, théoriquement, la femme américaine est trop occupée d’essayer de prouver son égalité avec les hommes au lieu d’admettre certains penchants masochistes - sauf dans le cas d’un héros de cinéma. 

En conclusion : Beaucoup de femmes seraient probablement plus heureuses si leur mari leur donnait occasionnellement une fessée. Par contre un psychologue ne peut guère recommander cette pratique. Mis à part d’un cadre exceptionnel comme dans la psychanalyse par exemple, les sentiments primitifs des hommes comme ceux des femmes restent dans les oubliettes de l’esprit dans lesquelles la vie civilisée les confine. En tant que mari moderne, la meilleure stratégie à adopter me semble de montrer à votre femme que l’audace de la fesser ne vous manque pas, si vous sentez qu’elle le mérite, mais que vous l’aimiez trop et que soyez trop cavalier pour le faire. Sauf en cas de provocation extrême...


mardi 18 juin 2013

355 Devrait-on fesser son épouse ? (1)


Loin de moi d'émettre des telles idées !

Et à moins que la dame ait manifesté son consentement, voire son enthousiasme pour cette pratique, je suis très catégorique. Non, pour un retour à la préhistoire de la condition féminine. Les acquis de la vie moderne, j'y tiens. Et ce ne sont pas mes irrationalités libidinales qui vont me tenter d'y renoncer et de louer en fanfare les merveilles d'une structure patriarcale qui permettait au monsieur de corriger la dame à sa guise. Non, non et non ! Par contre je suis tombée dans mes recherches sur un document très intéressant qui traite cette question et dont j'ai fait une traduction.

Le texte présenté ne fait pas dans la complaisance, ni pour les corrections conjugales, ni pour la nature humaine. Il risque donc de choquer par une rigoureuse mise en lumière de contenus inconscients, en se basant sur les connaissances de la psychologie en 1939. Ce texte me parait important pour maintes raisons : Outre que la distraction, il m’importe beaucoup sur mon blog d’inclure des éléments qui permettent une meilleure compréhension de ce fantasme. Sans l’embellir, sans le dénoncer, sans prosélytisme. En essayant de s'approcher objectivement de sa « véritable nature ». Ce texte à été écrit par un authentique psychologue qui a travaillé pour d’autres journaux. Il relate clairement qu’à cette époque déjà, la fessée en couple n’est plus considérée comme un « droit légitime du mari » et que son emploi en cas de non consentement de la dame justifie le divorce.

Devrait-on fesser son épouse ?

Par Lawrence Gould (Psychologue)

Si vous faites partie des maris lambda, vous devriez connaître ces petits moments où la main vous démange pour appliquer une bonne fessée à votre épouse. Il y a grande probabilité que vous ne l’ayez jamais fait, tout en considérant que l’idée en soi n'est pas si mauvaise. Surtout dans certaines conditions, car: Les femmes – et je ne suis pas le premier homme à le constater- sont des êtres bien étranges. Heureusement, grâce à la psychologie, leur mystère se dévoile petit à petit.


"Je pense que Fred est l'homme plus gentil que je connaisse", m’a dit une jolie fille récemment. « Nous sommes sur la même longueur d’onde et nous nous amusons beaucoup quand nous sortons. Mais je ne puis l'épouser. Je ne supporte pas de devoir le pousser en permanence.»

Étant psychologue j’ai évité la question la plus évidente : « Pourquoi vous voulez le pousser ?" Parce que ma jeune amie était en train de me montrer une panoplie d’éternelles contradictions féminines qui rendent les femmes justement incompréhensibles aux yeux des hommes. Peu importe ce qu’elles prétendent, la plupart de femmes choisissent pour se marier un homme qui est sur tout point de vue plus fort qu’elle. Ce besoin se fonde d’une part sur l’ambiance dans laquelle elle a été élevée, d’autre part sur le désir enfantin que « quelqu’un s’occupe d’elle ». Et quoi de mieux pour évaluer la force d’un homme que de le mettre à l'épreuve. Paradoxalement, le mieux que le monsieur se défend, le plus la dame va se montrer insistante. Par contre si le monsieur échoue, aussitôt elle va perdre tout son intérêt pour lui car elle le considère comme faible.


Bien entendu, les idées des dames sur ce qui constitue la force d’un homme diffèrent. Mais peu de femmes ont dépassé le stade de la fascination pour la force physique et qui constitue ainsi la base de leur attirance. Et même si la loi interdit que cette supériorité de force se manifeste par la violence (le droit commun ancien autorisait le mari de punir sa femme avec un bâton ne dépassant pas la largeur de son pouce), il y a peu de femmes qui n’éprouvent pas au moins une petite fascination pour la contrainte.

A suivre…

dimanche 16 juin 2013

354 La fessée au cinéma (#14)


La punition pour dépasser les bornes ?


Extrait de : Onkel Bill fra New York ; 1959

Difficile parfois de saisir correctement les non-dits d’une scène quand on ne connaît pas le film et surtout quand c’est dans une langue que l’on ne parle pas. Dans ce cas tout dépend des expressions des acteurs, de leur habilité pour transmettre contenu et émotions. Comme pour cet extrait de comédie danoise. Je ne sais rien sur la culture de ce pays pour mieux comprendre ce qui motive les scènes concernant notre sujet dans un certain nombre de films. Mais disons que cela reste à ma connaissance toujours ludique sans qu'il n'y ait jamais le moindre soupçon d'un acte violent. C'est agréable pour se détendre et rire un bon coup. Un peu de jalousie de ma part aussi quand je vois comment cela se passe chez nous quand c'est moi qui n'ai pas été sage. Mais bon, je n'apprécierai pas du tout si mon homme était moins sévère et ne me convoquait plus dans son bureau pour réviser mes bonnes manières. Je reviens à mon extrait. Il me semble qu’elle en fait beaucoup la petite dame de notre clip pour embêter le monsieur. Et lui il essaye de rester stoïque. Je dirais même admirablement stoïque malgré le café déversé sur sa tête. Acte qui trahit à mes yeux un certain désespoir ou du moins une profonde déception de la dame, car pour ma part je doute que son insolence soit purement gratuite. Secouer le monsieur pour obtenir une réaction. Et voilà, c'est exactement là que les choses se compliquent. Qu'attend la dame au juste, sur son lit, en train de bouder et en bougeant coquettement ses jambes ? Donnant ainsi la glorieuse idée au monsieur de lui appliquer quelques claques sur les fesses. Mais manifestement le monsieur passe à côté du désir de la dame. Ce qui soulève quand même quelques questions. Les dames insolentes existent. Cela est un fait. Et certaines vont loin dans leur jeu pour exaspérer un homme.

Alors comment réagir dans un tel cas ?

A vrai dire, si j’étais un homme, je ne saurai pas comment me comporter. Mais fort heureusement, étant femme, le problème ne se pose pas pour moi. J'ai la belle place et je peut me permettre d'attendre tranquillement. Ceci dit, la dame qui pousse au bout un monsieur pour se ramasser une petite fessée me parait un mythe. Et ne nous laissons pas amener sur des fausses pistes par certaines dames, gentiment insolentes sur les forums concernant le sujet. A mon sens, déjà le fait de fréquenter un tel forum exprime clairement la direction de l'intérêt de la dame. Non seulement elle est parti prise, mais en plus elle agit activement en vu de réaliser ses désirs. Sa démarche n'est pas hasardeuse et elle n'a donc rien d'une insolente telle que montre le clip. N'oublions pas non plus qu'un film n'est pas la vraie vie. Sans avoir abordé le terrain positivement à tête reposée ou mieux encore, sur l’oreiller, mieux vaut s’abstenir en cas de doute pour taper sur le derrière d'une dame … car tout le monde n'est pas John Wayne pour réussir sa manœuvre rien ne dit qu’elle ne cherche pas autre chose au travers de ses insolences. Personnellement je ne crois pas trop dans le côté irréfléchi, quelque peu hystérique qui se soigne de manière fort traditionnelle. Pour moi l'insolence exprime toujours un désir précis. Peut-être une sorte de jeu de pouvoir ou plus précisément encore, une sorte d’appel du style :

Intéresse-toi un peu plus à moi…

...ce qu'aurait dû faire le monsieur de ce clip ! Et peut-être dans ce sens, il méritait bien la tasse de café sur sa tête. Enfin, pour ma part il m'arrive de balancer des tasses. Dans un tel moment il ne viendrait pas à l'idée de mon homme de me passer sur ces genoux. Il attend … patiemment … que l'orage se calme. Habituellement dans les dix minutes qui suivent ma colère. Et là il n'hésite pas de me rappeler à l'ordre. Le martinet en main et en se retroussant les manches d'avant plaisir de pouvoir me corriger à la hauteur de mon méfait. Et notamment quand il y a de la peinture à refaire (un classique) ou la tapisserie à changer (déjà arrivé), je sais que je vais avoir du mal à m'asseoir pendant un bon moment. Mais qu'est-ce ce petit désagrément à rapport de la rassurante certitude d'avoir trouvé un prince charmant sur mesure, tel que je l'avais rêvé quand j'étais adolescente...

vendredi 14 juin 2013

353 Liens de discipline domestique (66 ème édition)


Secrets de filles !


Que fait la dame en absence du monsieur. Pas mal d'hommes se posent cette question, notamment les mordus de la jalousie. Plus grand encore me semble le nombre d'hommes qui aimeraient savoir à quoi rêve leur dame dans ses heures perdues. Voici une petite pub rigolote qui répond à ces questions. Notons une fois de plus l'esprit pratique de la gente féminine qui va plus loin que la simple recherche du plaisir. Excellente cette combine pour un ménage impeccable. Autant que l'idée de me lancer dans une activité comme présentée dans la pub ne me tente pas, ni pour mon plaisir (encore!), ni pour arrondir mes fins de mois, autant je ne suis pas en manque de petites rêveries. Et il y en a aussi en sortant du cadre de mon blog. Par exemple faire une interview dans un vestiaire des dieux du stade. Les Messieurs tous nus, cela va de soi. Être doctoresse et faire des examens médicaux bien spéciaux sur une clientèle masculine. Pervertir un grand timide. Diriger un bataillon de parade avec des beau messieurs....à la baguette. Décidément, je retourne toujours à mes pénates.


En voyant ce clip publicitaire je me demande tout de même le but de cette gaine très spéciale. Ayant un fessier très rebondi - un héritage de ma maman - je me souviens de pas mal plaisanteries douteuses que j'ai pu rencontrer au fil de ma vie, comme une « plate-forme idéale pour poser son verre de bière » (sic). Heureusement ce qui m'a offert la nature ne va pas aussi loin que l'effet du modèle présenté. Puis je ne vais me lamenter non plus inutilement. J'ai pu constater que les formes rebondissantes facilitent énormément le contact avec une bonne partie de la gente masculine. Le monde est bien fait !


Dans ce genre de constellation, il paraît qu'il existe une bonne et une mauvaise place. Elles dépendraient de la technique si l'impacte se produit d'abord côté court ou côté extrémité de la canne. Alors l'instrument freiné dans son élan deviens moins mordant. Il en va de soi que les rôles s'inversent quand la personne qui applique change de côté. Je suis très sensible à la poésie de la punition simultanée avec une bonne copine. N'ayant jamais testée cette constellation et de plus la probabilité fort petite que cela se produise un jour, je serais tout même curieuse s'il y a vraiment bonne et mauvaise place. Je me souvient d'un film allemand qui montre un tel double et l'une de dames montrait des belles marques, tandis que chez l'autre il n'y avait que quelques petites rougeurs.


Il semble exister des dames dont leur façon d'être, leur attitude, leur manière de s'habiller, sans oublier leur voix attire la foudre de leur entourage. Peut-être parfois une allure agréablement sexy sans tomber dans la provocation. Sentant de loin la rivale potentielle pour les autres filles et la femme inapprochable pour les messieurs. Toutefois difficile à expliquer exactement pourquoi elles agacent tant. Pas que l'on les considère comme méchantes ou menaçantes, mais il y a un truc pour que l'on les déteste tant. La dame dans cet extrait de feuilleton semble en faire partie quand on se fie à l'enthousiasme du public lors de cette correction sur les genoux de son patron. Évidement il s'agit d'une pure fiction. Il est donc permis de se réjouir de ses malheurs et de laisser libre cours à notre sadisme social. Si, si c'est le juste mot et le fantasme les plus répandu est peut-être celui de voir chuter publiquement une personne que l'on déteste. Que ce soit au sens littéral dans une comédie burlesque ou dans les sens transposé comme pour Scarlet O'Hara, peu importe. Il en va de soi que pour les adeptes de notre passion la bonne fessée reste une solution de choix pour évacuer les tendances négatives. Et notre joli dame offre une très belle danse sous la pantoufle du monsieur. Enfin, ce que je trouve particulièrement agréable avec ce genre de scènes, c'est la bonne humeur communicative.

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end. Ensoleillé de préférence !