Non,
je n'avais pas prévu de dédier cette semaine à la pudeur. Je
prévois rarement quelque chose d'avance. Je me laisse inspirer par
mon humeur de l'instant.
Un
fait divers qui date de plus de 125 ans et qui concerne le sujet de
mon blog. Et plus précisément le côté distractif de la fessée.
C'est un extrait du livre :Les
flagellants et les flagellés de Paris ;
Charles Virmaître 1902.
L'extrait
concerné se trouve dans un chapitre au titre évoquateur : « La
Pudeur des Dames Allemandes » .
Il
est largement connu que le mot allemand : « Gemütlichkeit »
ne se traduit pas dans d'autres langues. C'est vraiment typiquement
allemand. Seulement, il est bon à savoir qu'il décrit une ambiance
quand tombent les masques, formalismes et étiquettes et chacun se
donne tel qu'il est. Le moment idéal de parler fessée entre amis et
amies proches par exemple. Ceci dit, on ne devient pas « gemütlich »
avec n'importe qui...
« A
cette époque, comme d'ailleurs très probablement aujourd'hui
encore, existait à Berlin une société mondaine qui avait pris pour
titre : « Gesellschafts Club Gemûthlichkeit (Club de Société La
Bonhomie)». Les membres de cette association se recrutaient dans les
hautes sphères de la société berlinoise...
...
on jouait à la main chaude. On tirait au sort le nom de celui ou de
celle qui devait commencer et la petite distraction était mise en
pratique comme d'ordinaire. La personne qui se trouvait sur la
sellette se mettait à genoux, la tête cachée entre les jambes de
l'une de ces dames, dont les jupons l'empêchaient de voir. Mais, au
lieu de lui faire placer la main sur le dos, pour frapper dessus, on
mettait à nu le derrière, soit en retroussant les jupes quand
c'était une femme, soit en descendant les pantalons quand c'était
un homme que le sort avait désigné. Une fois en position, tout le
monde se mettait de la partie et c'était à qui frapperait le plus
fort sur le pauvre postérieur qui, bien souvent, endurait un réel
supplice, quoique les coups ne fussent portés que du plat de la
main. »
Les
flagellants et les flagellés de Paris ;
Charles Virmaître 1902