lundi 14 juillet 2014

545 L'insolente garçonne et le martinet 2

(Petite fiction … ou pas ! Suite de : 540 L'insolente garçonne et le martinet 1)

On garde sagement sa position, isabelle.

Drôle d'impression de me retrouver seule, face à mon reflet. Je pense à une caractéristique constante de mon besoin de punition qui ne peut se passer de l'impression d'un témoin, ne serait-ce qu'imaginaire, chargé de vérifier soigneusement que je paye ma note à la hauteur de mes méfaits. Actes dont je ne suis pas fière du tout et que je juge indignes de mes nobles ambitions. Mon mystérieux témoin se nourrit de ma honte. S'en fait un délice de la détecter. Comme maintenant ce rouge sur mon visage que me renvoie la glace, comme s'il voulait dire :

Tu vas voir, isabelle. Dans un petit moment ton derrière sera encore plus rouge que tes joues !

Je me parle à moi-même pour mieux cacher mon malaise dans cette situation particulièrement éprouvante qui fait de moi à la fois juge, accusée, condamnée et spectateur. Mon homme, ravi d'entendre l'effet de cette subtile punition sur moi, ne se prive pas de surenchérir :

Sans oublier ton joli chants de repentir à plein poumons. N'est-ce pas isabelle ?

Comme il a raison. L'attitude de faire la fière me me réussit pas. Dans cet exercice je suis perdante au bout de … hm... disons une minute, peut-être deux avant que les vannes ne s'ouvrent. Je ne suis pas de celles qui assument avec courage jusqu’au bout leur « même pas mal » en serrant leurs dents et en tendant avec effronterie leur derrière déjà malmené à une autre salve de claques. Se moquant ouvertement de celui qui est en charger d’appliquer la sentence, en mettant sérieusement en doute ses capacités de faire régner l'ordre à nouveau.

Encore ! Plus fort. Montre-moi ce que tu es capable.

Faire craquer le monsieur, pousser sa main au delà des limites du supportable, en s'enfermant dans un entêtement hors normes, même avec... .

...un cul déjà cuit à faire pâlir de jalousie un babouin.

Un narcissisme poussé à l'extrême et qui se flatte de pouvoir résister aux assauts d'autrui comme s'il s'agissait de décrocher un récompense suprême. Certes, il y a des messieurs aussi ayant un narcissisme qui les oblige à s'obstiner dans la voie manuelle. Mais personnellement je doute qu'une main puisse arriver au bout de ce moelleux coussin, généreusement rembourré que la nature met à disposition des dames. Qui s'étonne donc au bout du compte de voir capituler le monsieur devant la résistance et ténacité féminine dans cette compétition et de l'entendre prononcer enfin la phrase magique :

Je vais décrocher... le martinet pour te mettre au pli.

Martinet, cravache, canne, strap, paddle. A chacune sa préférence, de choisir dans cette panoplie phallique son bonheur qui symbolise l'accès à l’étape supérieure. Le bizutage derrière elle, s'ouvre une voie quasi initiatique avec la possibilité, enfin, d'explorer de nouvelles formes du plaisir charnel...

...comme un garçon !

Car elle le mérite bien. Car elle n'a pas fondu en larmes. Car il est bien connu que seul les filles se mettent à brailler pour un oui ou un non. Mais elle, elle a fait ses preuves. Victoire de Pyrrhus. Une indomptable et inéducable dame, aussi sous l'emprise du martinet qui danse sur ses fesses. Indécision de se positionner en face de ce qu'elle ressent. Écouter son corps, son entrejambe dont la chaleur dépasse celle du popotin. Puis l'illumination :

Frappez avec vigueur à la petite porte et on vous ouvrira !

D'où ce subite désir de se le faire mettre profond. Le martinet ? Euh, pas exactement. C'est l'heure des grands. Temps de se lancer enfin, non pas à la mode habituelle d'une fille, mais par l'endroit même où c'est possible aussi pour un garçon.

Vas-y, prend moi par l'entrée du service. Sur le champ !

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