dimanche 20 avril 2014

502 Les hauts talons ou l'ingratitude féminine

Un souvenir brûlant du tout début de mon couple.

J’ai l’habitude de me lancer dans une aventure en partant du principe que l’on apprend le mieux « en agissant » qu’en réfléchissant. « L’autre » avec un grand A ne s’aborde pas au travers de la pensée, mais seulement par l’échange interhumain. Mon aventure la plus importante, fondée sur ce principe, est mon couple. Pourtant je ne me suis pas doutée que j’allais rester avec lui quand il m’a invitée pour notre premier week-end à deux. Et puis le lundi, j’ai reçu ma première fessée disciplinaire par monsieur mon nouveau compagnon qui m’a ainsi montré clairement par ce geste comment il concevait notre future vie commune. Ce jour-là, il avait décidé de m’offrir une magnifique paire d’escarpins à très hauts talons. J’ai toujours aimé porter des escarpins me contentant d’une hauteur de 7. Ce n’est pas le fait de passer au 10 ou 12 qui m’a mise de mauvaise humeur, mais un petit truc bête bien connu des filles :

Accepter un cadeau au début d’une relation et par-dessus du marché un vêtement.

Il y a beaucoup de filles qui n’arrivent jamais à passer ce cap. Malgré des longues années de vie commune. La raison concerne le fait de « se faire acheter », la « peur d’être redevable », « passer pour une femme vénale » ou encore de « perdre son autonomie » . Quoiqu’il en soit la question du « pourquoi », cette pire de toutes les questions pourrit un instant magique. Au lieu de se mettre pour une seconde à la place du monsieur, l’égoïsme féminin s’emporte pour introduire avec force le nombrilisme dans la relation naissante. C’est en fait à mes yeux le premier rapport de force, le premier jeu de pouvoir. Avec le recul je dirais que ce comportement est horriblement malsain. Le monsieur n’est pas forcement de mauvaise fois. D’accord, je ne nie pas qu’il essaye de se faire plaisir à lui sous prétexte de me faire plaisir à moi.

Mais qu’y a-t-il de mal là-dedans ?

A bien y réfléchir :

Rien ! Pourquoi alors le fait que monsieur me désire (sexuellement) attirante au travers d’un vêtement m’irrite autant ?

Nous arrivons donc à une deuxième catégorie du « pourquoi », la notion de ne pas « suffire » ou de « plaire » telle que l’on est. De manquer quelque chose pour combler monsieur. L’idée que l’autre veuille nous apposer sa griffe, marquer son territoire, nous transformer à sa guise ou de devenir une appartenance…

Penchons nous pendant un instant sur la signification analytique du cadeau. Rare sont les petites filles qui n’expriment pas à un instant ou autre leur désir de se marier avec leur papa une fois devenues adultes. Il y a donc une notion très égoïste qui ne laisse plus de place pour leur propre maman. Être maman à la place de maman. Et maintenant la signification du cadeau devient compréhensible : avoir un enfant de son papa. Il est évident que ce rêve de petite fille rencontre une cruelle déception : le papa ne tient pas à lâcher maman et nous relègue à la deuxième place. Si la constellation œdipienne se passe bien, la petite fille observe attentivement sa maman et la copie pour apprendre comment faire pour trouver pour sa part « un papa ».

Mais l’inconscient enregistre le premier rejet amoureux, cette grande blessure narcissique et surtout le fait de ne pas avoir reçu son cadeau. Il se forme donc l’idée inconsciente que les hommes sont des menteurs que les hommes jouent avec les femmes que les hommes sont des briseurs de cœur etc.

Appliquons cela sur les hauts talons. Il y a une dimension de plus qui s’ajoute : quand la petite fille découvre la différence physique entre les sexes, il y a au premier abord une sensation de manque (ou un avoir trop chez les garçons). Dans l’imagination de bien de petites filles ce manque s’arrangerait avec la croissance ou encore que ce soit le papa qui offre ce qui manque en cadeau. Pour bien cerner ce qui se passe à ce moment dans notre petite tête de filles, il faut abandonner notre raisonnement d’adulte et essayer de retrouver notre âme d’enfant.

Bref certaines femmes adultes considèrent les hauts talons inconsciemment comme un faute de mieux ou pire encore comme un rappel à un vécu douloureux. Dans le meilleur des cas, on retient un lot de consolation. Bien entendu je n’oblige personne à accepter ces explications qui peuvent paraître fantaisistes ou tirées par les cheveux. Mais le malaise d’accepter un cadeau de la part d’un monsieur chez beaucoup de filles est un fait et s’accompagne souvent d’irritabilité.

Ce qui part d’une bonne intention - faire plaisir- se transforme en scène de ménage.

A suivre...

vendredi 18 avril 2014

501 Liens de discipline domestique (110 ème édition)

Pour les fêtes pas mal de fantasmes à connotation religieuse !


Le fantasme de la punition collective que suggère la photo me plaît beaucoup. Et ce n’est pas un hasard. Je vais essayer d’élucider un peu ce penchant. D’abord, comme d’habitude c’est seulement une situation vraisemblable qui me titille. Avec un motif crédible. Or, de nos jours le châtiment corporel, disons pour incivisme, n’existe plus. Et loin de moi de souhaiter le retour de la légitimation de telles pratiques. Je vois l’histoire humaine comme une évolution permanente et non avec des œillères de « bonnes méthodes d’antan » que me miroitent mes irrationalités comme le paradis perdu. D’ailleurs, les « bonnes méthodes » n’étaient peut-être pas aussi efficaces que certains ne l'imaginent. Sinon pourquoi auraient-elles été abandonnées ?

Je ne fais pas partie des personnes qui éprouvent l’envie de vivre ce genre d’expérience dans une belle mise en scène. C’est justement la mise en scène qui brise pour moi toute magie. J’aime rester au plus proche de mes fantasmes. Et quand ils sont irréalisables, je préfère les vivre dans mon imagination. Si on croit l’analyste Théodor Reik :

« ... les fantasmes de punition se basent sur la présence d’un spectateur imaginaire . Cette personne seconde ne peut être éliminée dans la fantaisie, car elle est pour ainsi dire le véhicule de l’action créatrice de plaisir. »

Personnellement ce mécanisme me convient bien. Il m’arrive d’être partagée entre le rôle de la personne qui reçoit la punition et celle qui l’observe. Et ainsi, mon attirance pour la fessée collective devient plus claire. Elle me permet « techniquement » de m’approcher un peu plus près de la vraie nature de ce qui est mon fantasme de punition. Je peux être actrice et spectatrice à la fois.

Petite note à part : J'ai décidé de fermer petit à petit mon autre blog qui se trouve dans mes liens permanents . L'hébergeur impose plusieurs publicités pour rencontres douteuses, alors je décroche. Par conséquence je vais regrouper sur ce blog-ci bon nombre de mes récits sous forme de réédition. Enfin, cela ne me pose pas vraiment un grand chamboulement émotionnel. J'aime blogueur, mais je ne me sens pas non plus « accro » à un blog en particulier et quand j'ai envie de passer à autre choses, je sais fermer sans le moindre regret pour recommencer ailleurs et/ou autrement.

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end de Pâques !




















mardi 15 avril 2014

500 Recevoir la fessée à l'âge adulte

500 messages, alors parlons un peu de...


J'aime autant dans ma vie de tous les jours comme dans mes textes un langage bien châtié. J'aime lire et écouter de jolis sous-entendus, soigneusement formulés qui me font rêver et m'apportent le petit truc qui se transmet aussitôt le long de ma colonne vertébrale direction entrejambe. Quand je parle par exemple à ma manière comment je m'y prends en matière de sucettes gourmandes avec recours aux aliments les plus insolites (il n'y a pas que le nutella, la confiture ou la chantilly dans la vie) cela fait bien rire mon entourage. Idem quand j'aborde mes idées sur la contraception à l'ancienne en ayant recours à l'autre ouverture de mon entrejambe et du travail de son érotisation. Ou encore comment relaxer cet endroit si particulier juste avant les festivités pour que le monsieur comprenne une fois pour toutes qu'entre le fantasme d'une offrande (veut dire une proie passive) et la peur d'un dangereux abîme « mordant » se trouver tout un monde. J'aime que l'expérience soit de plus « tonique » pour le monsieur.

Pas toujours sage dans une discussion, il m'arrive aussi de m'emporter, de m'échauffer en levant ma voix, de gesticuler et de cracher du feu avec mes yeux. Sans oublier de me laisser aller à ma demi grossièreté favorite (parce que après tout cela fait tellement de bien) en montrant en direction de mon derrière :

Tu sais ce qu'il te dis celui là !

Puis intervient mon homme. De manière différente selon notre entourage. Et devant certains personnes il ne se gêne pas de me montrer sa main en me disant :

Tu sais ce qu'elle va dire celle-là à ton derrière, isabelle ?

Non pas, qu'il ne partage pas mon point de vue, mais il ne tolère pas un dérapage sur la forme et son petit geste qui fait tant rire les invités sera suivi plus tard dans l'intimité par une action censée me rappeler les bonnes manières. Enfin, malgré mon vocabulaire soigné, personne n'est pas dupe. Je n'ai rien d'une sainte ni-touche. Par conséquence, je sais que les activités correctives permettent une superbe gamme d'aperçues des parties les plus intimes de la dame. Je ne suis pas gênée par les supports visuels très explicites comme des photos et clips. Je trouve seulement que de tels liens n’apportent pas un surplus à mon blog. D’où l’absence d'images crues chez moi. Petite exception aujourd’hui pour ce fabuleux dessin. Le monsieur qui s'applique prend visiblement un sacre plaisir et n’essaye même pas de le cacher.

Il est loin de ces altruistes qui fessent pour rendre service à la dame.

Je trouve une telle réaction chez un homme tout à fait normal. Et je trouve aussi tout à fait normal quand son pantalon commence à serrer par une réaction de plus virile. Cela promet « durement » pour de festivités futures. J'aime sentir l'excitation de mon homme quand je suis allongée sur les genoux et j'adore particulièrement quand en sautant, gigotant, implorant et surtout en dévoilant ce qui se trouve entre mes jambes qu'une petite mésaventure lui arrive sous forme d'une bonne tache sur son jeans. Ceci dit, cela arrive vraiment très, très rarement. Mieux vaut pour ce résultat dans un contexte plutôt classique recourir la stratégie « pole danse » en ondulant, frottant et surtout en prenant des poses les plus suggestives. Toutefois j'évite de céder à la tentation d'allumer ainsi mon homme quand nous nous trouvons - lors d'une soirée entre amis ou chez mes parents - isolées pendant quelques minutes. Car dans ce cas, mon homme manque vraiment de l'humour et il en va de soi que je paye cher ces moyens déloyaux de séduction en rentrant à la maison.

Voila pour dire que je serai terriblement vexée avec un homme qui tire une « gueule » de corvée de punition. Car d’abord...

.je suis convaincue que la fessée corrective sert à diminuer les tensions inconscientes qui risquent de pourrir la vie de mon couple à la longue.

Puis c’est aussi un acte bien ludique... du moins pour le monsieur. Petit garçon ou homme mature, les fesses féminines exercent une attirance magique sur pas mal d’hommes. Ce qui est interdit pendant l’enfance ne l’est plus une fois adulte. Alors pourquoi ne pas se rattraper pour du bon. Et il n'est certainement pas un hasard que je suis toujours corrigée les fesses en l'air. Mon homme apprécie la belle vue et la meilleure sonorité et moi, après tout, je peu enfin (j'allais dire « en toute impunité ») m'adonner au plaisir de montrer mon derrière tout nu. Gamine, j'ai eu beaucoup de mal pour apprendre à me tenir sagement. Je me souviens encore à quel point j'étais vexée parce que personne ne voulais regarder mon cucul. Alors maintenant je peux m'adonner à cet exercice que je trouve fort troublant devant mon prince charmant. Malgré plus de quinze ans de vie commune, ma culotte descend encore environ deux fois par semaine pour de vraies punitions, car mon homme trouver que...

...c'est le stricte minimum pour que je reste sur le bon chemin.

Et qui suis-je pour le contredire ? Notamment que ses méthodes éducative me font beaucoup de bien.

Je suis convaincue également que pour un homme chérissant ce fantasme, mettre régulièrement sa dame sur ses genoux lui apporte beaucoup de bien.

Évidement je parle d’un cadre par consentement et - pour notre part – sans tomber dans une pratique extrême. En évitant « les séance » qui dure éternellement. Ce qui me rappelle certains messieurs qui essayent d’une manière analogue dans la vanille d’impressionner la dame. Cela peut être bien. Mais cela peut être aussi ennuyeux. Très ennuyeux... Quoiqu’il en soit Monsieur est toujours radieux quand il s’agit de me fesser. Peu importe mes bêtises.

Payer pour une faute en procurant du plaisir à son partenaire me parait une excellente chose pour équilibrer un couple.


Il en va de soi que je ne me retrouve peu dans les clips et images qui montrent un monsieur, style prof grincheux ou d’un air constipé. L’enthousiasme, synonyme pour moi de joie de vivre, que ce soit en domaine de fessée ou autre m’importe beaucoup. Et j'adore le découvrir dans les yeux de mon partenaire et le sentir dans sa façon d’être.

dimanche 13 avril 2014

499 Cache pudeur et honte au coin

Se tenir correctement au coin fait partie de la punition, isabelle !

So let it be written, so let it be done. (Que cela soit écrit et accompli !) En bon « fayot » (effet pervers d'une éducation très stricte) j'approuve pleinement les méthodes disciplinaires de mon chéri. Par conséquence je trouve autant l'attitude que la posture de cette jeune dame inadmissible. In... ad... mis... sible ! Que cela soit dit. Ce joli mot qu'affectionne autant mon homme. J'ai presque envie de faire la petite peste (ce qui correspond assez bien à mon naturel) qui tire discrètement la langue à cette fille en lui disant :

Tu te crois tout permis, toi ! Tu devrais me voir au coin moi. Moi j'affiche une posture impeccable.

Enfin, je me donne beaucoup de mal. Notamment après une sévère correction quand il y a beaucoup de mouvements involontaires à cause de la brûlure dans mes fesses. Alors j'essaye d'afficher une rigueur irréprochable, mais hélas ces maudits tics me donnent air parfaitement grotesque. Ce qui amuse mon homme et ce qui me met en rogne. Mon ambition se réveille et j'essaye de me mieux concentrer. Parfois avec, parfois sans succès.

Il n'y a pas de honte de se retrouver au coin pour méditer sur ses mauvais comportement, mais il est honteux d'afficher un laisser aller, isabelle !

Nous avons compris, mon homme veille que mon passage au coin ne se transforme pas dans un grand n'importe quoi. Certes, il n'est pas exigeant au point de m'imposer les mains sur la tête, ni non nez collé contre le mur. Il est également très rare que je fasse ma pénitence sur mes genoux et au cas où cela se passe confortablement installée sur un gros coussin moelleux. Mon passage au coin sert à la réflexion et non pour m'infliger un désagrément physique supplémentaire. Au début chez nous le coin était systématiquement lié à la fessée. Au fil du temps, il a commencé à s'émanciper et dans pas mal de situations de la vie courante qui ne méritent pas de punition corporelle, mon homme n’hésite pas de m'envoyer au coin. Sachant pour ma part, ô combien notre discipline maison m'est bénéfique, je m’exécute rapidement. Il m'arrive de chipoter, de continuer à argumenter, mais tournée vers mon coin. Avec souvent l'impression de parler au mur. Car Monsieur ne répond plus. Il se contente de regarder le spectacle, car...

...le coin se fait toujours les fesses en l'air, ma culotte aux chevilles.

Et en cas de string qui m'évoque à ce moment toujours le frisson de la vilaine fille qui malgré ses allures de parfaite séductrice, continue à bénéficier d'un régime éducatif le plus strict, hein bien, il doit être enlevé avant de me mettre en position. Pour le dire tout de suite, j'adore cette exhibition forcée devant mon homme. Mais parfois ma pudeur est mise à très rude épreuve. Par exemple quand je me suis rendue coupable d'insolences verbales qui vont vraiment trop loin, ma punition consiste à devoir me pencher en avant, les mains autour de mes chevilles et les jambes écartées. Inutile de faire un dessin. C'est une position de plus indécente et je suis invitée de méditer sur l'importante question pourquoi j'ai confondu ma bouche avec cet endroit nettement moins noble, habituellement à l'abri des regards indiscrets et qui saute maintenant aux yeux de celui qui me voit dans mon coin.

L'effet est autre que quand il s'agit d'adopter cette position pour accueillir la canne. Dans ce dernier cas, je m'en tape pas mal de ce que l'on voit et de ce que l'on ne voit pas, car mes pensées sont concentrées sur l'intense et cuisant châtiment qui m'attend. Par contre quand je suis au coin, la peau de mes fesses saine et sauf en quelque sorte, il m'arrive encore de vouloir marchander une punition aussi clémente. Même si selon mon propre estime ce qui m'arrive n'est vraiment pas à la hauteur de mon méfait. Alors j'ai émis dans le temps, par imprudence, mon avis sur l'indécence pour une fille bien élevée de devoir montrer aussi ostensiblement cet endroit si peu glamour.

Mon homme, après longue réflexion et à mon grand étonnement, a trouvé mon argument foncièrement justifiée et donc recevable. Seulement, moi étant au coin, je n'ai pas pu voir ce sourire du grand méchant loup qui couvre parfois son visage quand il trouve une petite idée... vicieuse pour se rendre la vie plus agréable. J'ai compris une semaine plus tard. Avant de m'envoyer une fois de plus au coin, il a sorti de son tiroir de bureau le tube de vaseline qui sert entre autres pour préparer le thermomètre pour mes prises de température.

Puis un objet qu'il s'appelle désormais un cache pudeur.

Une très belle chose conique, idéalement conçue pour combler la cavité rectale, laissant dépasser seulement une sorte de bijoux rond et brillant, façon pierre précieuse. Concernant la partie bouchon, restant plutôt dans un gamme ne dépassant pas le diamètre de la partie du monsieur qui fonde sa virilité, autant l'insertion que le port s'avère de plus agréable.

La faute m’incombant entièrement, mon homme a estimé que je devrais procéder moi-même comme une grande à la mise en place de ce... maudit cache pudeur. Et ceci une fois au coin et déjà en la position décrite plus haut. L’exercice plutôt obscène au premier abord, m'a vite échauffé le sang provocant ainsi un effet qu'apprécie particulièrement mon homme : cette petite moiteur qui rend luisant mon entrejambe dépourvu du moindre poil.

D'habitude, il n'est pas coutume chez nous de mélanger punition et galipettes, mais pour le dire une fois de plus, pour nous la discipline domestique est au service de l'être humain et non l'inverse. Alors ce jour-là, ma séance méditative a pris une autre tournure. Monsieur n'as pas su se retenir non plus et j'ai fini ma punition (enfin ce qui était censée au départ être une punition) à quatre pattes en faisant plus de bruits que lors de mes corrections sur mes fesses. Inutile de dire que mon « cache pudeur » occupe désormais une place de choix dans notre vie.

Veux-tu que je mette mon cache pudeur pour aller au coin, chéri ?

Pas de sarcasme isabelle, sinon...

...et là gare à moi,si je continue à le chamailler. Mieux vaut de me tenir au carreau en respectant une posture irréprochable.

vendredi 11 avril 2014

498 Liens de discipline domestique (109 ème édition)

Punie comme....


Il est rare que j'aie un coup de foudre pour un dessin. Je n'aime pas trop le moderne qui me semble très souvent froid et distant sur un mode : Les extraterrestres aussi aiment les activités claquantes. Enfin il s'agit de personnages de BD ou de jeux comme jouent encore mes frères (ainés!) à l'ordinateur ou sur leurs « machines ». Pour ma part, je me souviens bien d'avoir décroché déjà au super mario en trouvant cela tellement d*bile (surveille ton langage isabelle, sinon...) en me penchant plutôt sur le monde de princes charmants. Et heureusement mon homme préfère jouer avec mes jarretelles qu'avec une manette censée de « manipuler, contrôler et diriger» une dame virtuelle. Ouf. Alors oui, pour moi c'est l'être humain avant tout. Dans ce mignon dessin, je m'imagine à la place de la dame dans un monde où la fessée aurait encore cours. Pour que ma punition puisse me profiter pleinement, Monsieur décide de me corriger la fenêtre ouverte. En même temps cela fait aussi profiter les voisins du spectacle !

Tiens, isabelle a dû encore faire ch*er son homme! Mais il se laisse pas faire.

Non, mon homme ne se laisse pas faire et voila pourquoi je l'adore. Et quand il insiste devant moi et même devant notre entourage proche que c'est lui porte qui le pantalon, cela se traduit aussitôt par une sensation de plus plaisante dans mon entrejambe. Habile dans son discours, sur un ton léger et agréable, il sait s'y prendre pour avoir le public de son côté. Manquerait plus que ma maman s'en mêle en l'encourageant sur sa bonne initiative :

Vergiss nicht ihr von Zeit zu Zeit die Hosen stramm zu ziehen !

(N'oublie pas de lui donner une bonne fessée de temps en temps !)

En parlant de moi sans être dupe sur les préférences de sa fille. Notons que la petite insolente du dessin ne porte pas de culotte (en fait ce vêtement date de quand exactement) et que le jeune monsieur, malgré ses traits angéliques sait très bien se faire respecter.Notons aussi la coiffure de la petite dame qui part dans tous les sens. Ayant eu pendant très longtemps (pour faire plaisir à mon chéri) les cheveux très longs, le moins que l'on puisse dire sur les bonnes corrections c'est que cela décoiffe... Mieux vaut un joli court façon garçonne qui s'arrange en trente secondes quand on a pas encore dépassé l'âge du martinet.


Un très intéressant roman en téléchargement gratuit  qui apporte de nouvelles perspectives sur le fantasme de la fessée : « Williams Kern, ancien orphelin d’origine allemande, à présent riche oisif de cinquante-huit ans menant par goût une vie solitaire dans un pays austral, est un homme hanté d’un intense désir de parents, fasciné les châtiments corporels.
Dans l’espoir qu’une réalité parallèle fabriquée sous le prisme de ses obsessions puisse lui tenir lieu de morphine, il entreprend d’écrire la vie d’un imaginaire collégien anglo-saxon qu’il nomme Will Harts, et tente ainsi de se donner l’enfance – à ses yeux – heureuse et idéale qu’il n’a pas connue autrefois. »

Tenue qui mériterait une fessée


C'était un jeu imaginé par mon homme quand il était ado. Faute de ne pas pouvoir vivre son fantasme, il passait son temps à regarder les jeunes filles et aussi (et surtout) les dames en imaginant d'appliquer une fessée à celles qui allaient trop loin dans leur provocation vestimentaire. Constat un peu désolant, malgré le mythe autour des années 70, les tenues dans les rues étaient … plutôt sages. Pas de quoi à fouetter un insolent derrière ! Ou plutôt un « arroganten arsch » (cul arrogant) comme on dit en allemand pour designer un postérieur particulièrement tentant qui met instantanément le sang d'un jeune homme en ébullition. Bref, des tenues comme celle dans ce lien existaient surtout dans les revues pour hommes en ces temps là. Évidement, en écoutant bien mon chéri qui en parlait de sa jeunesse avec ses camardes de la fac, j'ai vite cerné le désir cache derrière ses anecdotes. Même si la fessée ne se montrait que timidement sous forme de menace ou de petite tape. Alors moi, un beau jour, munie de ciseaux et d'un vieux jeans je me suis fabriquée un short vraiment très court. Toutefois rien à voir tout de même avec l'astucieuse création sur l'illustration. Puis je me suis présentée ainsi vêtue un samedi matin à l'aube devant mon chéri pour une promenade en montagne. Souligné par ses gros yeux, j'ai compris de suite son envie de libérer enfin un fantasme gardé pendant si longtemps à l'état de pure fiction.

Avec moi, tu peux !

J'aurais dû me méfier. Il n'est pas allé de main morte, témoignant ainsi de la pression de ces rêveries sur sa libido. Bref, j'ai eu mal au fesses pendant tout le week-end en regrettant beaucoup mes punitions habituelles et qui me paraissaient de tout repos à côté de celle que je venais de recevoir. Conclusion : C'est quand on m'annonce une fessée érotique que je commence vraiment à m’inquiéter  pour mon derrière.

Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end !














lundi 7 avril 2014

497 La fessée, un fantasme typiquement féminin ?

A croire certains auteurs ce fantasme ferait même « partie du développement régulier de la femme »

Ma passion pour notre sujet est double. J'adore l'aspect littéraire pour donner une forme verbale aux émotions y liées. J'aime également fouiller les publications de recherche à ce sujet pour découvrir de nouvelles facettes de ce fantasme. J'avais déjà parlé de Marie Bonaparte. Cette grande dame va plus loin que Freud qui voit dans la fessée un fantasme fondamental. Ce qui n'est déjà pas rien comme conclusion. Madame Bonaparte y voit carrément un passage obligatoire chez les dames. Avec d'autres mots, selon elle, toutes les dames passent à un moment ou un autre de leur vie par ce fantasme. Inutile, surtout pour les messieurs avec ce penchant, de se réjouir trop tôt. Car comme enseigne l'expérience de la vie, la plupart de dames se montrent plutôt indifférentes à ce genre d'activité.

Se pose alors la question comment ce fantasme peut se perdre sur la route !

La réponse se trouve dans un résumé d'une conférence de 1934 qui examine les théories de Madame Bonaparte. Et c'est cette dernière qui formule la question de la manière suivante:

« Ces phantasmes masochistes (de flagellation ; note isabelle183) font partie du développement régulier de la femme , mais on ne les retrouve pas dans toute analyse. Pourquoi ?»

Question qui renvoie au « destin » de ce fantasme. Il peuvent se présenter plusieurs constellations. Voici un petit « pense bête » pour se repérer un peu.

Destin I. Conservation. Si ces phantasmes sont conservés, la femme aime à être réellement battue. Le phantasme subsiste avec la pulsion...

Destin II. Si le masochisme a été entraîné dans le refoulement, la femme sera très inhibée. Le refoulement a alors porté à la fois sur la pulsion et sur les phantasmes.

Destin III. Si les phantasmes sont refoulés et les pulsions sublimées, l'on aura une femme dévouée à l'humanité, prête à tous les sacrifices pour autrui.

Destin IV. Les phantasmes étant refoulés, les pulsions sont reportées ailleurs, intégrées dans la fonction génitale adulte : l'on aura le cas idéal de la femme qui a appris à distinguer le pénis d'un fouet ou d'un couteau.

Ce qui en ressort de ses réflexions me semble fort intéressant pour mieux comprendre le fonctionnement de différents fantasmes de fessée. Voyons un peu ce que l'on pourrait y voir.

Prenons le destin IV : Une dame qui refoule son fantasme et qui vie une vie d'adulte de plus classique. Puis pour une raison ou une autre, ce qui est profondément enfoui en elle refait subitement surface. Il suffit de lire maintes témoignages (enfin le plus souvent ce sont les messieurs) qui décrivent un « événement déclencheur » à l'âge adulte qui est présenté comme source de notre passion. Selon Bonaparte, il s'agit tout simplement d'une réactivation de quelque chose de beaucoup plus ancien. Explication qui me semble plus probable qu'un « retournement miraculeux de veste ».

Prenons le destin I : On peut se poser la question ce qui empêche chez certaines dames en quelque sorte un développement du moins partiel vers le destin IV. En gros, de passer d'une pratique de surface à une pratique « de profondeur ». Selon mon propre vécu se faire à l'idée de la pénétration n'est pas une évidence. Et des évaluations entre la peur du fouet et la peur du couteau, toutefois de manière moins caricaturale, m'ont bien traversées l'esprit à un moment de la puberté. Notons la réponse « fort poétique » des spécialistes :

Ces différents types de femmes correspondent donc à des phases différentes de l'évolution de leur libido. L'évolution totale, c'est l'engloutissement, pour ainsi dire dans le vagin, des pulsions masochistes. Quand une femme a conservé les deux formes de fonction, clitoridienne et vaginale, c'est qu'elle est demeurée en partie au stade clitoridien passif. En résumé, les notions de femelle et de mâle reposent sur les notions d'attaquée et d'attaquant. Le péril vital de l'attaquée doit être accepté par elle, grâce à l'érotisation.

Tout ce qui est femelle est destiné à l'effraction. Il est possible que la femelle craigne sa fonction. Pour que l'effraction soit acceptée, il faut que la région destinée à l'effraction soit érotisée.

Prenons le destin III : Supposons que le fantasme n'est pas intégralement refoulé, mais que la pulsion a subi une importante sublimation. On peut y voir une dame dévouée à son maître, prête à tout sacrifice pour lui. Et il ne me semble pas un hasard que dans le « langage des maîtres » on parle d'une sublimation de la soumise.

Bon, on peut toujours dire que soi-disant cela ne concerne que les dames, mais parfois les choses s'avèrent aussi vraies pour certains messieurs. Voila donc un domaine dans lequel l'idée du genre (« l'idée » pour éviter toute confusion avec un sujet d'actualité) à montré pleinement son utilité, il y a déjà très longtemps....


Citations: Marie Bonaparte dans une conférence de la société psychanalytique de Paris; 1934   

dimanche 6 avril 2014

496 Le ridicule

Si tu pouvais te voir, isabelle !

Justement, je ne peux pas voir mon allure et encore moins l'état de mes fesses, fraîchement châtiées pour faute grave. Monsieur n'a pas fait dans la dentelle pour manier notre canne conjugale. Par conséquence la peau de mon postérieur devrait afficher un aspect strié qui remplace la texture habituellement toute lisse par de longues boursouflures rouges qui se sentent parfaitement une par une quand je frotte mon derrière. Effet montagnes russes garanti. Entre mes étirements pour mieux gérer la douleur, mes sursauts les plus fantasques et mouvements involontaires, j'ai l'impression non pas de frôler le ridicule, mais de l'incarner à la merveille. Punie à mon âgé, comme on faisait d'antan avec les jeunes filles insolentes. Alors je pense que...

... heureusement je ne puis me voir dans cette pénible marche de la honte qui m’amènera droit au coin.

Par contre, même sans avoir des yeux dans mon dos, je n'ai aucun mal à imaginer le sourire satisfait de mon homme. Cette troublante image, tout droit sortie de mes rêveries de jeune fille, qu'il livre : La manche de sa chemise retroussée et la canne, encore toute chaude en main. C'est vexant et c'est le but. Ma libido est très sensible aux punitions qui mêlent une cuisante expérience pour mon derrière avec une non moins cuisante expérience pour mon narcissisme qui lui aussi est habituellement doté comme la peau de mes fesses d'une solidité à toute épreuve. Et comme mes fesses, il a besoin de temps en temps de bonnes remises en place. Notons que vexation n'a rien à voir avec insulte et grossièreté. Car à ce niveau là, ma sensibilité converge vers zéro.

On comprend alors que savoir correctement punir est incontestablement un art.

La partie préparatrice je la souhaite théâtrale, mettant à rude épreuve ma pudeur au point de me « faire pipi dans ma culotte » rien qu'en y pensant. La partie cuisante je la veux sonore au point que cela s'entende de loin. Que quelqu'un passant devant notre porte puisse identifier, sans que le moindre doute ne soit possible, ce qui se passe chez nous. Enfin plutôt dans ma fantaisie que dans la réalité. Le tout en restant dans un registre de punition de surface qui ne concerne que la peau du cucul, en laissant de côté tout attouchement des organes proprement sxuels. C'est l'aspect bon enfant que j'aime tant dans mes punition et qui me semble indispensable pour la pérennité d'une relation de discipline domestique. Notons aussi qu'il m'importe beaucoup que l'appréhension de la honte et du ridule emportent sur les notions douloureuses. Je pense que rien n'est plus néfaste à un couple que de mêler la souffrance à un travail éducatif. De la douleur pour faire réfléchir oh ouiiii... sans qu'elle ne devienne un sujet d'angoisse permanent.

Si tu pouvais te voir, isabelle !

Petite pique qui reflète parfait mon sentiment d'impuissance. Être incapable de voir ce qui est accessible à la vue de n'importe qui. Sauf à soi-même. C'est un peu comme la honte du poisson d'avril dont on ne s’aperçoit pas et qui nous colle au dos. Tout le monde est pliée de rire pendant que nous, nous passons un grand moment de solitude.

Mais depuis quelques temps s'ajoute à ma marche de la honte post punitive une autre pensée fort gênante. En faisant des recherches sur la sensation du ridicule, je suis tombée sur une association verbale insolite. Une personne, s’interrogeant à ce sujet interprète cet état si particulièrement éprouvant en décomposant le mot ridule en « ride » et « cul ». Avec d'autres mots, exposer à la vue de tout le monde le plie de ses fesses. Ma première pensée à cette lecture fut :

C'est complètement ridicule !

Puis j'ai oublié ma lecture. Seulement, une fois à nouveau dans la situation de punition, l'association m'est revenue en force. Me confrontant aux questions métaphysiques de plus sérieuses (d'où un sacré surplus de honte!) si le plie de mes fesses après une savoureuse correction faisait bon ménage avec mes marques rouges. Bref, voilà qui montre concrètement comment naissent certains sentiments du ridicule les plus absurdes à partir d'un simple contexte verbal. Et surtout qu'il n'y a pas d'âge pour en découvrir d'autres. Et depuis quand par exemple ma maman me dit :

Ne sois pas ridicule, isabelle,

j'ai aussitôt l'impression qu'elle fait allusion à mon derrière strié et tout rouge quand je suis envoyée au coin...

vendredi 4 avril 2014

495 Liens de discipline domestique (108 ème édition)

Les doubles châtiments d'antan


Cette magnifique illustration est extraite du roman « Sous la tutelle » de Réné-Michel Desergy. Elle pointe vers une forme d’értisme que j’aurais tendance à appeler les jeux de docteur. Bien que plus poussés que ceux qui se passent en cachette entre petits enfants qui explorent leurs corps, les émotions puisent dans ce même registre. Et pour ma part j’aime beaucoup les réactiver de temps en temps. Version adulte où tout est permis ce qui plaît aux protagonistes.

Il fut un temps où le lavement était l’emblème de la médecine douce et dans certains milieux très « nature » en Allemagne, il se réjouit toujours d'une excellent réputation. Soignant certains petits et grands bobos, comme la fessée était censée de soigner les récalcitrants. Mais je pense qu’il n’est pas anodin de nos jours que la fessée se fraye un chemin dans le monde des adultes.

Le non-dit entre le martinet et la seringue de lavement me parait assez facile à comprendre : Le rapport avec propre/sale. Purger et purifier le corps par le lavement et effacer la faute par la fessée. Sorte de renouveau physique et spirituel. Ceci dit, pour ma part je n’attribue guère une connotation érotique au lavement, mais je trouve cette pratique extrêmement agréable. Et le fait que certaines esthéticiennes vantent son emploi, m’étonne peu.

C’est le diable en personne qui se charge d’appliquer autant la fessée que le lavement. Je ne suis pas calée en notions religieuses et j’y vois plutôt une allusion à la nature dite animale de l’être humain. Conception qui m’échappe un peu. Ayant grandi proche de la campagne j’ai pu observer très tôt ce qui se passe entre animaux. Ma foi, pas de quoi à fouetter un chat. Alors quand j’entends des personnes qui associent les êtres humains pendant leurs ébats aux animaux, j’ai plutôt l’idée d’un truc qui se règle en moins de 30 secondes… Bref vivement le côté humain de l’être humain avec tout le vice que cela comporte… Au moins on ne s’ennuie pas.


Le masochiste souhaite expérimenter de plus fortes sensations et désire les subir par amour. Le sadique souhaite infliger de plus fortes sensations et les désire ressenties comme un acte d'amour.

Très peu pour moi : souffrir par amour ou prouver mon amour par la souffrance. De toute façon je ne me retrouve pas dans les fantasmes d'escalade. Je tiens à mes fessées, mais je tiens aussi à mes fesses. Je souhaite mes punitions raisonnablement douloureuses pour me faire réfléchir, mais certainement pas pour chercher les vertiges de l'extrême l'amour. Il me semble propre au sadique de vouloir imposer son mode de jouissance et peut-être propre au masochisme de vouloir faire sien le mode de jouissance de l'autre. Peut-être forment-ils pour cette raison un si beau couple. Et là, bien entendu aucune critique de ma part.


Il y a au bas mot au moins un millier de clips sur ce site. Il me manque le temps de les visionner et puis je ne suis pas vraiment une spécialiste du genre. Je vous laisse alors le plaisir de la découverte.


Je vous souhaite à tous et toutes un excellent week-end !






Pour mon chéri (par la même occasion j'adore les escarpins de la dame)











mardi 1 avril 2014

494 Envie d'être vilaine ?

Voici qui me donne envie !

J'adore ce petit clip, à nouveau disponible sur le net (merci Monsieur Chross pour la trouvaille).

Selon moi, Il existe deux phases importantes du développement chez toute vilaine fille qui se respecte !

La phase manuelle quand elle se trouve toute seule dans son lit, phase la plus inoffensive en fait, car purement auto-értique et nuisible pour personne. Suivi de la phase entreprenante à l'adolescence quand elle découvre joue de son pouvoir de séduction sur le monde de princes charmants. Et là, attention aux dégâts. A mon avis tout personnel ce sont ces dégâts subis par les jeunes messieurs en devenir qui créent chez certains le fantasme de la vilaine écolière... qui mérite sévère punition. Et je trouve significatif que j'ai eu le plus de menaces de fessée quand ado je commençais à me familiariser avec le monde masculin. Menaces, précisions le, prononcées en l'air car suives d'aucun acte. Le désir exprimé sous forme verbale qui reste à l'état de projet. Soyons clairs j'aurais bien aimé que l'un de princes charmants m'aurait passée sur ces genoux. Peut-être devant les copines pour pouvoir frimer. Il y a eu de simulacres, mais bon, ce n'est pas vraiment satisfaisant.

Comme on constate facilement, la poésie de la vilaine fille est celle de la femme active, de la femme libre qui n'attend pas sagement dans un coin que le monsieur se décide de passer à l'action. Certes pour la fessée (cquine) c'est un peu plus complexe que pour la vanille, mais cela n'est pas dépourvu de charme pour autant. Peut-être la bonne question à se poser serait pour quelle raison pas mal de « vilaines filles » abandonnent le côté actif avec le temps. Je doute que ce soit par peur d'une fessée...

Je ne vais pas rentrer ici dans le débat autour de l’interdiction de châtiments corporels envers les mineurs. Ce clip fait dans l'humour et restons en là. Je le trouve très bien fait, car il présente les fantasmes de personnes adultes. En reflétant une vision agréable de la pratique. D’abord de bons conseils techniques pour que l'action ne se transforme pas en séance de torture pour la dame. Hein oui. Cela ne me parait pas un luxe. Un penchant pour une activité claquante ne révèle pas forcement une proximité avec un univers qui puise ses sources plutôt du côté de Thanatos que d’Éros. Je pense d'ailleurs que la plupart de fantasmes cuisants se situent loin du monde de pratiques extrêmes. C’est le fait – à mon avis - que les adeptes de pratiques poussées s’expriment en plus grand nombre sur le net qui fausse la réalité. Puis quand le lis certains « manuels de la bonne fessée entre adultes «  sur le net, je ne m’y retrouve pas. Déjà le vocabulaire employé me convient rarement. Je ne suis pas une soumise. Mais une femme consciente de ses irrationalités. Je ne souhaite pas vivre avec un homme qui essaye de me dominer, mais avec un qui tient compte de la réalité mon désir. Sans confondre les deux registres.

A mon avis le fantasme présenté dans ce clip est une quasi exclusivité masculine. J'ai rencontré peu de femme dont les rêveries tournent autour d’une telle tenue. Par contre j’en connais qui en mettent pour faire plaisir à leur homme. Jusque là, rien à critiquer. Ce qui me dérange par contre ce sont certaines personnes qui déduisent à partir d’une telle constellation un désir d’infantilisation de la part de la dame. Ou pire encore une immaturité de sa part. Pourtant rien ne dit qu’une libido dite régressive, s’accompagne d’une régression de la personnalité. Ce sont deux registres différents qui ne se confondent pas. Et une dame qui se déguise en écolière exprime plutôt par ce fait un comportement de plus adulte :

Tenir compte du désir d’autrui, de son partenaire.

Je pense personnellement que toute conclusion hâtive sur l’état psychologique d’une femme attirée par la fessée exprime … un penchant pour la pensée simple qui essaye de contrôler et de maîtriser le réel en lui collant des étiquettes. Façon d’aborder autrui pour le moins qu’on puisse dire maladroitement. Une approche du style : J’aimerais te voir en tenue d’écolière parce cela m’émoustille de la part du monsieur me parait plus simple et plus saine. Ce n’est pas le fait de me vêtir de temps en temps en écolière qui me gêne et je le fais de bon cœur. Mais de là à me confondre avec une gamine d’un âge mental attardé …je le prendrais très mal. Et une chose est sure, je n’aurais plus envie ni de me remettre en tenue , ni de faire la vilaine …

lundi 31 mars 2014

493 Nos rituels du coin 1.2


Devenir un cul rouge !

Rotrasch, traduit par cul rouge, est un terme allemand pour designer les apprentis soldats, les recrues donc et dès que je l'ai entendu pour la première fois, mon imagination s'est mis route. Entre petites histoires sous ma couette et rêveries aux yeux ouverts pendant mes cours, j'ai mené pas mal de vies de Rotarsch. Recrue parmi tant d'autres dans un bataillon de Rotärsche pour un strafexerzieren (entraînement punitif). On voit facilement la scène, une petite troupe de jeunes femmes en train de parader les fesses en l'air avec une instructrice la baguette en main. C'est d'ailleurs l'instructrice qui se charge de faire honneur à l’appellation en sanctionnant chaque faux pas par une sifflante claque.

En ressort que si j'aime être corrigée, ce n'est pas en premier lieu pour me prêter à un mignon jeu entre adultes. Il y a à mon goût plus mignon pour ainsi dire ! L'aspect récréatif intervient plutôt accessoirement pour pimenter un besoin de discipline... de nature compulsive. Il m'importe beaucoup que mes punitions me profitent réellement dans ma vie quotidienne. Une fois punie, il en va de soi que pour me rendre au coin, je préférerais - malgré une sacré brûlure dans mes fesses - afficher une allure qui sauve la façade. La volonté y est… à tête reposée. Sur le coup c'est une toute autre affaire. Alors un jour je me suis dit que peut-être un entraînement de rigueur, digne d'une « cour de caserne » me ferais du plus grand bien. J'aime bien appeler les choses par leur nom. Même si j'ai pu constater à maintes occasions dans ma vie que l'expression « cours de caserne » choque certaines personnes. Peut-être parce qu'elles associent un penchant pour un règlement strict à une limitation de capacités intellectuelles.

Mon idée a fortement plu à mon chéri - d'où sa phrase, citée dans la première partie de ce billet :

Aller dignement au coin s'apprend, isabelle !

Nous avons donc commencé à travailler un cérémoniel pour aller au coin. Inutile de dire qu'il n'est pas évident de marcher de manière élégante et fluide avec une culotte autour des chevilles et comme bonus (chicane supplémentaire) une jupe droite troussée autour des hanches. C'est mission impossible. Pourtant en instructeur improvisé, mon homme a passé beaucoup de temps pour me faire essayer et exécuter de différents pas. Il s'y croyait vraiment et moi j'avais des frissons partout en entendant sa voix, adapté à l'emploi, me donnant des commandements. Ce goût pour la marche au pas date de mon adolescence et j'ai passé plusieurs années de mon adolescence, voire de jeune adulte dans une troupe de danse.

Voila pour dire - des deux côtés - que parfois la DD a bon dos et peut servir de prétexte pour y incorporer d'autres fantasmes. Le tout consiste de s'en rendre compte quand on commence à glisser sur des terrains trop ludiques. De dire stop, là nous ne sommes plus dans la DD. Ce qui n’empêche pas de laisser libre cours à sa fantaisie et de réaliser ce qui nous passe par la tête.

J'ai vu alors un grand garçon, mon chéri quoi, mettre en scène un de ces fantasmes farfelus que l'on juge irréalisable. Déjà, sur un point de vue technique, mon homme ne possède aucun talent de chorégraphe et quand au sens du rythme c'est encore pire. Le pauvre, malgré une bonne volonté, il n'est pas un cadeaux pour les danses de salon. Alors il est clair qu'un fantasme de diriger une troupe de jolies filles style Crazy Horse était destiné de rester un fantasme. A moins de trouver sur une fille qui aurait aimé faire le Crazy Horse, mais qui n'avait pas la bonne taille.

Très vite mon narcissisme et mon ambition se sont invités à l’exercice. Je me sens extrêmement flattée d'apprendre à mieux me mettre en scène. Très flattée aussi quand quelqu'un passe beaucoup de temps pour m'apprendre quelque chose. Je peux développer à ce niveau un véritable acharnement avec goût pour l'effort et fréquentes séances de répétition. Et j'en redemande.

Chéri, tu m'apprends encore à marcher au pas. Et n'oublie pas ta baguette !

Bref mon homme était aux anges avec une élève aussi motivée. J'ajoute comme déjà dit ailleurs outre que mon narcissisme, je me trouve devant une particularité de mon corps, de mon entrejambe plus exactement qui récompense mes efforts par de fortes sensations bien agréables. Voila donc une transcription toute personnelle de la fameuse expression « la danse dans la peau » ou pour citer l'étonnement de mon chéri en voyant les effets du « drill » (car n'oublions pas, cela se passe avec la culotte aux chevilles) sur moi :

On dirait que tu es faite pour marcher aux pas, isabelle !

Malgré d'innombrables entraînements, pour aller au coin je ne fais finalement pas meilleure posture qu'avant !

Peut-être la poésie du coin consiste tout simplement dans le fait de ne pas faire bonne posture ?